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Pêche et aquaculture : L’ARIPA verse 1,4 million d’euros d’aides européennes aux opérateurs locaux

Cette aide financière publique vient compenser les surcoûts des professionnels de la pêche et de l’aquaculture, sur la période du 1er semestre 2017, notamment des pêcheurs artisans côtiers de plus en plus nombreux au sein de l’interprofession.

17,5 millions d’euros injectés dans la filière réunionnaise

L’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) vient de procéder à un nouveau versement d’aides européennes à ses adhérents, professionnels de la pêche et de l’aquaculture locale. Cette enveloppe de 1 428 002,11 euros issue du Plan de compensation des surcoûts (PCS) de La Réunion du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), est versée au titre des volumes du 1er semestre 2017 déclarés par les opérateurs locaux.

Chaque activité au sein de la filière bénéficie d’un montant de compensation, exprimé en euro par kg de poisson, calculé en fonction du différentiel de coût d’exploitation entre un opérateur continental et un opérateur ultramarin. Ce dernier bénéficie alors d’un montant d’aide proportionnel à son volume d’activité (nombre de kilos de poisson pêché ou traité commercialisé localement ou exporté). Idem pour la spiruline.

Par son rôle d’intermédiation des aides du Plan de compensation des surcoûts de La Réunion, l’ARIPA a ainsi permis d’injecter 17,5 millions d’euros dans la filière réunionnaise depuis la mise en œuvre du dispositif en 2016.

La Réunion, principal bénéficiaire des aides PCS

L’ARIPA se félicite d’un nombre d’adhérents en hausse, du côté des pêcheurs et armateurs passés de 69 opérateurs fin 2017 à 84 actuellement, notamment grâce aux nombreux pêcheurs artisans côtiers ayant récemment rejoint l’APPECOR (une des 10 familles professionnelles composant l’interprofession). Les « petits pêcheurs » représentent à ce jour 72% des pêcheurs membres de l’interprofession. Ils peuvent bénéficier des aides communautaires, quels que soient leurs circuits d’écoulement du poisson.

Deux ans après le lancement opérationnel du dispositif d’aides européennes FEAMP à La Réunion, Fabrice Minatchy, président de l’interprofession, se réjouit du nombre grandissant d’opérateurs locaux à pouvoir bénéficier de ces subventions. « Grâce à l’ARIPA, La Réunion est aujourd’hui le département dans lequel les opérateurs bénéficient le plus des aides PCS, en nombre et en montant, avec une consommation de 50% de l’enveloppe allouée aux RUP françaises. Ces montants ne règlent pas tout, mais viennent véritablement aider les opérateurs à maintenir leur activité, surtout dans les moments difficiles lorsqu’ils subissent des mauvaises conditions météo ou de moins bonnes pêches », estime le président. Celui-ci invite les opérateurs qui ne l’ont pas encore fait, à prendre contact avec l’interprofession pour s’informer des modalités du dispositif.

Au-delà des aides PCS, l’ARIPA rappelle aux pêcheurs qu’adhérer à l’interprofession c’est aussi la possibilité d’écouler la totalité de leur production à un prix garanti toute l’année, de pouvoir bénéficier de la solidarité de la filière au travers des aides interprofessionnelles et d’être accompagné dans leurs démarches administratives pour bénéficier des aides européennes.

Contact ARIPA : 06 92 14 16 31 / mmoenne.aripa974@orange.fr

A propos de

L’ARIPA, organisation interprofessionnelle créée en 2010, est l’outil collectif et unique de structuration des opérateurs de la chaîne de valeur du poisson et de la spiruline à La Réunion. Composée de 111 adhérents et 10 familles professionnelles, elle regroupe tous les métiers situés en amont (pêcheurs, aquaculteurs, usiniers, importateurs) et en aval du processus de mise en marché (poissonnier, usiniers, grossistes, restaurateurs et distributeurs).

Le CRPMEM annonce la création de l’OPPAR : Organisation des Producteurs, Pêcheurs et Aquaculteurs Réunionnais

Le CRPMEM de La Réunion annonce la création de l’OPPAR (Organisation des Producteurs, Pêcheurs et Aquaculteurs Réunionnais). Ce projet inscrit dans le cadre du plan en faveur de la pêche artisanale, segment sinistré de la pêche réunionnaise, récolte déjà une large adhésion de la part des pêcheurs réunionnais.

Un projet voulu par les pêcheurs réunionnais et porté par le CRPMEM.
Après avoir retrouvé un équilibre budgétaire et avoir presque entièrement rénové le parc de Dispositifs de Concentration de Poissons ancrés (DCP), le CRPMEM poursuit la réalisation de son programme en accompagnant la création d’une organisation de producteurs : l’OPPAR.

Lors de son élection en janvier de 2017, la nouvelle équipe dirigeante du Comité des Pêches de la Réunion avait intégré comme pilier de sa profession de foi, la création d’une Organisation de Producteurs. Avec un taux record de participation de près de 80%, les pêcheurs réunionnais, tous collèges confondus, avaient très largement plébiscité ce projet car ils espéraient disposer d’un outil qui leur permette, enfin, de valoriser au mieux leur production.

Le 12 avril 2017, une délégation du CRPMEM constituée de son Président et de ses deux Vice-Présidents, accompagnée du secrétaire général de l’Association Nationale des Organisations de Producteurs (ANOP) avait officiellement présenté ce projet à la Direction des Pêches à Paris. En Octobre 2017, le CRPMEM finalisait les statuts avec le concours de l’ANOP et de la Direction des Pêches. Ces derniers furent adoptés à l’assemblée générale constitutive qui s’est tenue le 15 novembre 2017 et enregistrés officiellement en préfecture le 21 décembre 2017.

Depuis cette date, le CRPMEM a entrepris une démarche de promotion de cette organisation de producteurs par des actions de communication et d’explications menées sur le terrain. Les adhésions se sont faites à un bon rythme pour atteindre, depuis le début du mois de mars 2018, le nombre minimum d’adhérents permettant la reconnaissance de l’Organisation de Producteurs et qui a depuis été largement dépassé. Les pêcheurs réunionnais ont ainsi largement adhéré aux objectifs de l’OPPAR présentés ci-après.

L’OPPAR porte des objectifs ambitieux

  1. Valoriser enfin les produits de la pêche artisanale par l’intermédiaire d’un label qui permettra de distinguer la production artisanale locale des produits provenant de l’importation ou de navires de pêche au large ayant largement recours à la main d’œuvre étrangère ;
  2. Accompagner les collectivités locales et le CRPMEM dans le cadre d’un programme ambitieux de modernisation des installations portuaires de la Réunion (mâts de déchargement, machines à glace, zones de stockage des appâts et des captures, etc.), qui souffrent de sous-équipements chroniques ;
  3. Participer à la mise en place de plans de gestion en collaboration étroite avec les institutions scientifiques pour une exploitation durable des ressources marines côtières ciblées par la flottille réunionnaise ;
  4. Accompagner les pêcheurs pour qu’ils puissent bénéficier des aides européennes tant en ce qui concerne les subventions à l’investissement que les aides du plan de compensation des surcoûts qui ont jusqu’ici bénéficié à trop peu de pêcheurs.

L’OPPAR bénéficie de solides soutiens
Pour mener à bien ce projet le CRPMEM a reçu l’appui de l’Association Nationale des Organisations de Producteurs dont le secrétaire général, conseille le CRPMEM de la Réunion sur la démarche à suivre. En complément de cet appui, le CRPMEM s’est adjoint les services de la société ENVIMER pour assurer notamment la rédaction du plan de commercialisation et de production, élément central du dossier de reconnaissance par la Direction des Pêches, auprès de qui il sera déposé à la fin du mois de mars. La phase de préfiguration est notamment financée grâce aux cotisations des membres qui permettront de lever des fonds complémentaires à l’accomplissement de ses missions auprès Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP).

Vers une organisation complémentaire de la pêche réunionnaise : OPPAR-ARIPA
Avec une organisation complémentaire dans laquelle l’OPPAR représente un segment précis de la filière et L’ARIPA les autres segments, il sera alors possible de regrouper la quasi-totalité des entreprises du secteur. L’ARIPA rassemblant principalement les pêcheurs intégrés verticalement autour des usiniers et l’OPPAR regroupant les entreprises indépendantes qui privilégient les circuits courts et la valorisation de la qualité de leurs produits afin de maximiser leur marge. Un tel schéma constitué de deux structures solides, indépendantes mais sans hostilité l’une envers l’autre permettra aux pouvoirs publics de disposer de deux outils synergiques pour achever la structuration des filières réunionnaises de pêche et d’aquaculture.

L’OPPAR devrait être pleinement opérationnelle et autonome à l’horizon du second semestre 2018.

A Propos

L’OPPAR, Organisation des Producteurs, Pêcheurs et Aquaculteur Réunionnais est une Organisation Professionnels dont le rôle consiste à défendre des intérêts économiques et techniques des professions qu’elle regroupe et adhérentes. L’OPPAR est un outil essentiel pour mettre fin à la diminution constante du nombre de pêcheurs artisans dont les effectifs ont été divisés par 3 au cours de ces 20 dernières années.

L’ARIPA donne un coup d’accélérateur à la pêche réunionnaise

L’ARIPA, interprofession de la pêche et de l’aquaculture de La Réunion, dresse le bilan de son action, 7 ans après sa création. Ses résultats probants – hausse significative des volumes de pêche vendus sur le marché local et revalorisation du revenu moyen des producteurs – l’encouragent désormais à entamer une démarche inédite à l’échelle de l’Union européenne.

Créée le 12 avril 2010, suite aux Etats Généraux pour l’Outre-mer de 2009, l’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) a pour objectif d’encourager, d’accompagner et de soutenir la structuration des filières de la pêche réunionnaise, alors à bout de souffle face aux renchérissements des coûts des carburants et à l’engorgement du marché local complètement désorganisé et soumis à la concurrence exacerbée des importations.

Impulsée par les opérateurs professionnels, soutenue par la Région Réunion et l’Etat, appuyée par les parlementaires réunionnais de Paris jusqu’à Bruxelles, l’ARIPA a atteint les objectifs fixés afin de répondre au besoin d’organisation collective, de juste valorisation et de régulation des produits de la pêche et de l’aquaculture de La Réunion sur le marché local.

L’interprofession joue également un rôle moteur pour la promotion des produits locaux et la conquête de nouveaux marchés. Des débouchés ont été ouverts depuis 2010 dans la restauration scolaire et dans la grande distribution avec du poisson local congelé présent au bouclier qualité prix (BQP) du panier Lurel depuis 2013.

Données clés de l’ARIPA :

  • un effectif de 97 opérateurs membres, comprenant 77 navires, sans compter la distribution (grandes et moyennes surfaces) ainsi que la restauration et l’hôtellerie;
  • une production débarquée de 2 317 tonnes en équivalent poids vif en 2016, soit 90% de la pêche fraîche réunionnaise en volume ;
  • un chiffre d’affaires consolidé de 18 millions d’euros pour la filière structurée de la pêche, de l’aquaculture et de la spiruline pour l’année 2016 ;
  • 278 emplois directs, en amont et en aval du secteur ;
  • un effectif de 150 marins français embarqués résidents à La Réunion, en hausse de 50% sur les navires de pêche palangrière hauturière, complété d’une quarantaine de marins étrangers sous accord de pêche avec l’Union européenne ;
  • une revalorisation de 42,5% du prix moyen du poisson pour l’ensemble des producteurs de la pêche à La Réunion, membres ou pas de l’interprofession ;
  • un accroissement de 50% des volumes de la pêche réunionnaise vendus sur le marché local, dont 45% en restauration, 30% en GMS et 25% en poissonnerie.

De par son rôle d’intermédiation des aides du plan de compensation des surcoûts (PCS) pour La Réunion, l’ARIPA a permis d’injecter plus de 19 millions d’euros d’aides publiques dans la filière réunionnaise depuis 2010. Le nombre de bénéficiaires de ces aides, nationales puis communautaires, a plus que doublé depuis 2010, suite à l’effort de structuration collective du secteur. Ils sont sur cette seule année 2017 près de 70 opérateurs à avoir bénéficié de 11,9 millions d’euros au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et de la pêche (FEAMP). Ils seront 87 bénéficiaires lors du prochain versement d’aides, prévu au premier semestre 2018.

Fabrice Minatchy, président de l’ARIPA, déclare : « notre secteur a entamé depuis sept années une mutation profonde, qui place les hommes, la production locale et l’émancipation économique au cœur des préoccupations et des enjeux à relever. Au travers des résultats obtenus, l’ARIPA a ainsi concrétisé les attentes placées dans le secteur de la pêche, reconnu depuis 20 ans comme secteur d’activités stratégique à l’échelle de l’océan Indien ».

Il ajoute : « lorsque la ressource halieutique se fait rare, comme depuis le début de l’année 2017, la solidarité inter-filières de l’interprofession prend le relai pour venir en aide aux plus impactés : les producteurs. Une aide exceptionnelle de plus de 100 000 euros en faveur des petits pêcheurs de l’ARIPA est en cours de versement. Cette aide provient des cotisations de l’ensemble des membres de l’interprofession ».

L’ARIPA ne souhaite pas s’arrêter là. Afin de continuer à organiser efficacement le marché réunionnais, renforcer la compétitivité des opérateurs, mais aussi faire progresser la consommation locale en poissons pays, l’ARIPA a défini sa feuille de route pour la période 2017-2020 : obtenir le retour des aides publiques au remplacement et à la modernisation de la flotte de pêche, faire progresser les revenus des différents opérateurs du secteur, gagner de nouvelles parts de marché local pour ancrer la pêche réunionnaise formelle et structurée dans la consommation des ménages ainsi que relancer les activités aquacoles sur l’île.

Les chantiers sont en cours. Le Conseil d’administration de l’ARIPA, qui s’est réuni le 14 décembre 2017, a validé le lancement de la démarche inédite de reconnaissance de l’interprofession au sens communautaire. Cette démarche, si elle aboutit, fera de l’ARIPA la première interprofession « pêche et aquaculture » reconnue au niveau de l’Union européenne. Cette reconnaissance lui permettra notamment d’obtenir de nouveaux moyens réglementaires et financiers pour agir au service du développement de la filière.