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Coca-Cola Zéro Sucres a changé de formule pour répondre à la demande des consommateurs.

Les sodas sans calories sont à présent accessibles aux Réunionnais désireux de se faire plaisir en buvant du Coca-Cola. Lancée discrètement en 2017 à La Réunion, la nouvelle formule de Coca-Cola Zéro a été retravaillée pour permettre aux consommateurs de retrouver le bon goût du Coca-Cola Classique mais sans sucres, ni calories. Depuis, son nom a évolué en Coca-Cola Zéro Sucres. Faire plaisir à ses papilles tout en faisant attention à son mode de vie, c’est l’objectif de Brasseries de Bourbon, qui distribue la marque dans l’île.

Une formule complètement revue pour un meilleur goût

En 2007, le géant Coca-Cola se penchait déjà sur les problématiques de santé et innovait avec le lancement de Coca-Cola Zéro. Arrivée en 2008 à La Réunion, cette nouvelle formule n’a, à l’époque, connu qu’un succès mitigé. En cause : son goût un peu trop éloigné de la formule connue et appréciée de tous, celle de l’incontournable Coca-Cola Classique. Une tendance partagée par les consommateurs réunionnais.

Pour répondre à la demande des clients, une nouvelle formule de Coca-Cola Zéro fait son apparition sur le marché mondial 10 ans après son lancement : désormais appelée Coca-Cola Zéro Sucres.

Avec cette nouvelle formule, Coca-Cola Zéro Sucres fait évoluer sa recette en optimisant le mélange de ses arômes afin de se rapprocher au plus près du goût de la recette du Coca-Cola Classique et de garder ce goût unique d’une boisson Coca-Cola.

Aussi, en changeant son nom pour passer de Coca-Cola Zéro à Coca-Cola Zéro Sucres, la marque, leader sur le segment du light et zéro, souhaite montrer le bon exemple et communiquer plus clairement sur l’absence de calories dans cette nouvelle recette.

Offrir aux Réunionnais une alternative sans calories aux inconditionnels du Coca-Cola Classique

A La Réunion, le sucre fait partie intégrante de l’histoire, de l’économie et du paysage de l’île, notamment à travers ses hectares de cannes à sucre et ses usines sucrières. Pourtant, depuis quelques années, les Réunionnais sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils consomment et la tendance porte aujourd’hui vers la consommation de produits moins sucrés. En effet, la population est de plus en plus sensibilisée aux enjeux liés à leur santé.

C’est ainsi que Brasseries de Bourbon, détenant la licence de la marque Coca-Cola, s’est tout naturellement alignée à la stratégie mondiale du groupe, en offrant aux consommateurs réunionnais la nouvelle formule de Coca-Cola Zéro Sucres. Se rafraîchir et se faire plaisir avec sa boisson préférée tout en limitant son apport calorique est une vraie demande des Réunionnais, que Brasseries de Bourbon souhaite satisfaire.

Concernées par les attentes de ses consommateurs et attentives aux tendances du marché, les Brasseries de Bourbon proposent en effet depuis plusieurs années une offre complète de boissons moins sucrées, comme Coca-Cola Light ou Sprite Zéro. Et le succès de la nouvelle marque TEZI, boisson au thé glacé des Brasseries de Bourbon, renforce plus encore sa volonté de proposer toujours plus de nouvelles boissons plus saines et moins sucrées aux habitants de l’île.

 

D’ailleurs la marque Coca-Cola est leader sur ce segment à la Réunion avec l’arrivée de nouveaux consommateurs chaque trimestre et qui se traduit par une croissance à deux chiffres. C’est pour répondre à la demande croissante des Réunionnais que le groupe a décidé de mener une vaste campagne de publicité afin de faire de la pédagogie. Pendant longtemps, le public local associait les produits « sans sucres » à des produits « sans goût ». C’est pourquoi Brasseries de Bourbon souhaite faire connaître au plus grand nombre cette boisson délicieuse, désaltérante et peu calorique.

A La Réunion, le prix marketing conseillé est de 0,90 euros la bouteille de 50 cl et 1,99 euros la bouteille de 1,5 l.

NB : Prix de vente conseillé. Les distributeurs sont seuls maîtres de la fixation de leurs prix de vente.

 

Découverte des récifs coralliens sur la plage de l’Hermitage, ce week-end

 La Réserve Nationale Marine de La Réunion organise deux demi-journées dédiées à la vie du récif corallien sur la plage de l’Hermitage. Cet événement public célèbre l’Année internationale des récifs coralliens. Objectif : attirer l’attention et éveiller les consciences sur ces écosystèmes très précieux mais menacés.

La diffusion de vidéos sous-marines et des visites guidées du lagon, une quinzaine de stands et animations autour de la vie du récif corallien, c’est l’événement organisé par la Réserve marine de La Réunion qui aura lieu ce week-end, les 15 et 16 décembre 2018, sur la plage de l’Hermitage.

Durant deux jours, les visiteurs pourront profiter des ateliers divers en découvrant l’exceptionnelle richesse de la biodiversité que recèlent les récifs coralliens, leur rôle de protection des littoraux et de formation des plages, les bénéfices socio-économiques qu’ils produisent, mais aussi les multiples menaces qui pèsent sur eux. Cet événement public, gratuit, immersif et pédagogique, célèbre l’IYOR 2018, l’Année internationale des récifs coralliens et est organisé par l’équipe de la Réserve Marine de La Réunion.

Les récifs coralliens constituent de véritables oasis de vie au milieu des océans et sont souvent comparés à leur équivalent terrestre : la forêt tropicale. Les écosystèmes récifaux sont des réserves écologiques majeures qui ne couvrent que 0,2 % de la surface des mers, mais qui abritent environ 30% de la biodiversité marine. Ecosystèmes parmi les plus diversifiés de la planète, ils font vivre directement ou indirectement 500 millions de personnes, dont 40 millions de pêcheurs. De plus, les récifs coralliens ont une importance économique inestimable pour une activité comme le tourisme.

Les récifs coralliens subissent les impacts des activités humaines (introduction d’espèces invasives, pollutions, pêche, sur-fréquentation) auxquelles s’ajoutent ceux du changement climatique (réchauffement et acidification de l’océan). Aujourd’hui, 20 % des récifs coralliens ont disparu et 25 % sont en grand danger, à l’échelle de la planète.

Etudier, expliquer, protéger

 Compte tenu de l’urgence à protéger l’existant, l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) a déclaré 2018 comme étant la troisième année internationale des récifs coralliens. Pour encourager la sensibilisation sur leur protection, des actions sont menées tout au long de l’année, partout dans le monde. La France, les Outre-mer et La Réunion, en particulier, ne font pas exception.  C’est dans cette optique que localement, la Réserve marine de La Réunion a souhaité organiser cet événement de fin d’année.

Objectifs :

– Expliquer les services rendus à l’humanité par les récifs coralliens et sensibiliser aux différentes agressions qui les mettent en péril.

– Présenter le travail de scientifiques et gestionnaires d’aires marines protégées qui étudient les coraux.

« Ce rendez-vous à l’Hermitage, c’est un moyen de partager notre cause avec le plus grand nombre, la protection des récifs coralliens étant un enjeu pour l’humanité », souligne Karine Pothin, directrice de la RNMR.

Sur la plage, tout au long du week-end, entre le stand de la Réserve marine et les nombreuses activités mises en place avec de nombreux prestataires partenaires, les visiteurs auront tout le loisir d’échanger sur les sujets concernant ce joyau de biodiversité.

 Lieu :

Plage et arrière-plage de l’Hermitage (au niveau du sentier sous-marin)

 Dates et horaires de l’événement :

Samedi 15 décembre de 13h à 20h

Dimanche 16 décembre 9h à 13h

Un événement ouvert à tous

Avec son offre importante de différentes animations et activités gratuites, l’événement autour de la protection du récif corallien est destiné aux adultes et aux enfants, avec des stands et animations spéciales pour les plus jeunes visiteurs, comme le dessin sous l’eau, de la sculpture sur sable ou encore une chasse au trésor. Des jeux et ateliers dessins permettront aux jeunes et à leurs parents de tester leurs connaissances sur la vie du récif corallien réunionnais. La nouvelle carte de la Réserve, des plaquettes et livrets « Le Monde Merveilleux du Récif à La Réunion », seront également présentées. Pour ceux qui souhaitent aller à l’eau, des baptêmes de plongée découverte seront proposés, ainsi que des sorties Paddle, Kayak et visites du sentier sous-marin, pour un accompagnement dans le but d’entretenir une approche respectueuse des coraux.

 

La Réunion dispose de son hélicoptère exclusivement dédié au SAMU

Ce projet a été lancé et mené à terme par le CHU de La Réunion et l’ARS OI. Il vise à compléter l’offre de soins dans l’île par un moyen dédié d’intervention rapide. L’hélicoptère réceptionné par HELILAGON, sera exclusivement utilisé pour des services d’aide médicale urgente (SAMU).

C’est dans le cadre d’une cérémonie officielle à l’altiport d’HELILAGON, à l’Eperon (Saint- Paul), que le nouvel hélicoptère du SAMU de type H135 a été inauguré vendredi 7 décembre 2018. L’appareil basé à l’aéroport Roland Garros, avec un équipage en alerte permanente, est opérationnel depuis le 10 décembre.

Un moyen d’intervention plus rapide

Cet Héli-SMUR jaune et bleu répond exclusivement à un service sanitaire : soit pour déplacer une équipe médicale sur le lieu d’intervention (transport primaire), pour la prise en charge de personnes en situations critiques (ex : AVC, attaques cardiaques…) ; soit pour un transfert inter hospitalier vers un établissement adapté au besoin du patient (transport secondaire). Le gain de temps pour certaines interventions sera indéniable.

L’arrivée de cet appareil est le résultat du projet porté de longue date par le CHU de La Réunion et l’agence régionale de santé de l’océan Indien (ARS OI). Ensemble, ils ont convaincu le gouvernement de doter La Réunion d’un Héli-SMUR. L’appareil financé par l’ARS OI a donné lieu à un appel d’offres remporté par le groupe SAF Hélicoptères, propriétaire d’HELILAGON. Le groupe SAF est réputé en métropole pour ses compétences dans les opérations SAMU. A La Réunion, HELILAGON effectue ce type de missions depuis 1997, via ses hélicoptères de type Ecureuil.

Un hélicoptère d’urgence de la dernière génération

Le EC135 (maintenant H135) a été conçu pour les opérations SAMU et sa fiabilité fait qu’il est aujourd’hui utilisé dans plus de 60 pays dans le monde. Ce type d’appareil est le plus silencieux de sa catégorie et cette nouvelle version T3H est équipée de la technologie Hélionix qui ajoute encore un niveau de sécurité en vol. Conçu pour accueillir ce que l’on trouve en général dans un véhicule de secours et d’assistance aux victimes, l’hélicoptère permet d’embarquer deux urgentistes et une centaine de kilos de matériel médical pour les interventions.

Une entreprise qui mêle technicité et engagement pour le territoire réunionnais

HELILAGON investit depuis plus de 30 ans dans les activités héliportées à La Réunion. Que ce soit dans les missions de travail aérien, du transport de passagers, en passant par les vols sanitaires, la compagnie met en œuvre l’ensemble des moyens humains et techniques nécessaires au service de la communauté réunionnaise. Récemment, 5 emplois ont été créés pour l’exploitation de l’Héli-SMUR. « C’est une fierté de pouvoir rendre ainsi service à la communauté », souligne Eneas Lima, directeur d’HELILAGON, avant de rappeler combien ces services héliportés sont moteurs dans le développement du territoire et de son image à l’extérieur : « si le survol en hélicoptère est l’activité touristique préférée dans l’île, c’est aussi celle qui incite le plus les gens à revenir, pour découvrir de nouveaux endroits ».

Prélancement du site MonCommercant.re en mode plateforme collaborative gratuite

 

Depuis mai 2017, la société CODIPO, fondée par Serge Ethève, travaille au développement d’un portail web destiné à soutenir et développer les commerces de proximité pour inciter les français à consommer autrement. En raison de l’actualité, les créateurs du site ont décidé de lancer dès ce matin, une première version en mode plateforme collaborative gratuite, pour permettre aux commerçants et aux consommateurs d’entrer directement et facilement en contact.

Faciliter la communication entre commerçants et consommateurs

Le projet initial de MonCommerçant est de développer une plateforme à l’échelle nationale et locale, qui encourage les consommateurs à faire leurs achats du quotidien chez les commerçants de proximité. En effet, depuis plusieurs années, ces derniers font face à une baisse de fréquentation au profit des grandes surfaces et des sites de vente en ligne.

Le premier objectif est de créer du lien entre consommateur et commerçant. En raison des difficultés que chacun rencontre actuellement, Serge Ethève, à l’origine du concept, et l’équipe du « startup Studio » de Seyes, en charge du développement du projet, ont décidé d’avancer la date de lancement du site. Ainsi dès aujourd’hui, ils se proposent de le mettre au service des réunionnais à titre collaboratif, en leur permettant d’accéder gratuitement aux premières fonctionnalités de la plateforme.

Les commerçants réunionnais peuvent dès maintenant activer leur fiche sur le site www.moncommercant.re, mettre à jour leurs coordonnées et surtout publier en temps réel leurs actualités : horaires ajustés en fonction des éventuels blocages, réapprovisionnement, disponibilités des stocks… etc, chaque commerçant pourra partager sur le fil d’actualité de la plateforme ses dernières informations. Côté consommateur, chacun peut également s’inscrire pour entrer en contact avec ses commerçants de proximité via un « tchat » et poser des questions spécifiques en termes de disponibilité de produits (essence, gaz, nourriture…), sans se déplacer. Un échange précieux en ces temps où chaque trajet compte.

 

Dès 2019, le site du « citoyen engagé »

Un format que les créateurs proposent de maintenir jusqu’au lancement du site fin janvier, qui proposera alors un concept en deux volets. Un site à l’échelle nationale,  www.moncommercant.com, qui se placera comme le plus grand portail web du secteur en référençant 600 000 commerces de proximité en France (dont La Réunion). A La Réunion, la plateforme proposera, en complément des fonctionnalités disponibles aujourd’hui, un système de fidélité gagnant-gagnant pour le commerçant et le consommateur, avec notamment une carte de fidélité multi-enseignes, dédiée toujours et uniquement aux commerces de proximité

« La solution MonCommerçant est un système de consommation alternatif. Je suis persuadé qu’en construisant une véritable communauté, un espace d’échanges, nous pourrons, tous ensemble, inverser la tendance. A terme, ce réseau permettra aux petits commerçants et aux artisans de négocier en volume et de faire aussi bien que les grandes enseignes ; la qualité, le service et l’humain en plus », selon Serge Ethève.

 

Quelque chose : deux dates pour venir découvrir cette pièce exceptionnelle

Après ces deux semaines de blocage, l’équipe de la pièce de théâtre « Quelque Chose » est très heureuse de se produire le 7 décembre à l’amphithéâtre bioclimatique de La Réunion et le 10 décembre au Théâtre Canter. Cette pièce, écrite par Capucine Maillard, mise en scène par Andréa Bescond est adaptée à La Réunion par Dominique Carrère. Porté par l’unité de psycho-Trauma Noé de l’EPSMR de Cambaie, par l’association La Cerise sur le chapeau et par la Compagnie Aziadé, ce projet audacieux aborde la thématique de l’inceste.

 

La fête de la musique bat son plein à Saint Denis. 4 femmes s’y retrouvent pour rire et danser. Elles ne se connaissent pas, ou à peine. Elles se sont rencontrées dans un groupe de parole. Ce qu’elles ont en commun ? Un traumatisme. Quelque chose leur est arrivé… Le temps d’une nuit improvisée, Cléo, Vic, Lucy et Michèle vont convoquer leur formidable envie de vivre : de fous rires libérateurs en confidences intimes, meurtries dans leur chair, elles s’allègent, elles partagent, elles affrontent, elles renaissent.

Conçue à partir de témoignages réels, la pièce s’empare du sujet avec un humour inattendu, une justesse et une sensibilité évidente. Sans contourner la douleur, le propos reste résolument centré sur la force incroyable de ces femmes qui sont debout, et qui marchent !
Sous l’impulsion conjointe du Docteur Christine Visnelda-Douzain qui dirige l’Unité de psycho trauma du centre de ressource NOÉ (EPSMR), d’Emilie Magnant, fondatrice de LA CERISE SUR LE CHAPEAU et de Capucine Maillard, autrice de la pièce, une idée folle a germé…
Et si nous utilisions « Quelque chose » comme outil de sensibilisation en l’adaptant au contexte, à la musique, à la langue réunionnaise, afin de proposer le spectacle au grand public et aux scolaires ? Et si, ensuite, nous pouvions aller dans les lycées, et proposer à tous les adolescents qui auraient assisté au spectacle des ateliers de théâtre forum sur la libération de la parole afin qu’ils sachent que l’hôpital, les associations sont là pour soutenir ceux qui en ont besoin ? Si nous pouvions leur dire qu’on les comprend, qu’on sait à quel point il est difficile de demander de l’aide, mais que plus tôt on parle, plus vite on est aidé, plus on a de chance de s’en sortir !

Après une première représentation à Cambaie vendredi 30 novembre qui a reçue une standing ovation, la pièce a été représentée au centre de détention du Port et se produira cette semaine pour deux établissements scolaires. Deux séances tout public à Saint-Denis, dont une date proposée par le pôle égalité de l’Université de Saint-Denis, sont également programmées.
Comme l’a encouragé une spectatrice il y a quelques jours :  » Une magnifique pièce qui vous prend aux tripes dès les premières minutes. Un sujet superbement bien abordé. Un spectacle aussi drôle que touchant. Courrez-y ! C’est nécessaire !!! ».

Prochaines dates publiques à ne pas manquer
Vendredi 7 décembre : Amphithéatre Bioclimatique – Université de la Réunion. Saint-Denis. Séance ouverte au public. 19 heures. Réservation sur monticket.re (12€ en prévente. 15€ sur place)

Lundi 10 décembre : Théâtre Canter. Université du Moufia. Saint-Denis. 18h30.
Réservation sur https://www.billetweb.fr/theatre-quelque-chose-moufia1

Crédit photo : Le poulailler 

Quelque chose : première représentation de cette tragi-comédie lumineuse !

La pièce de théâtre « Quelque Chose », écrite par Capucine Maillard, mise en scène par Andréa Bescond et adaptée à La Réunion par Dominique Carrère, a été présentée au public vendredi soir, à la Case Bébête à Cambaie. Il y avait de la joie de se retrouver pour un événement culturel et surtout, il y avait le bonheur et l’énergie des premières ! Ce projet porté par l’unité de psycho-Trauma Noé de l’EPSMR de Cambaie, par l’association La Cerise sur le chapeau et par la Compagnie Aziadé prend enfin sa voie pour libérer les voix…

 

« Si l’art nous parle de la vie, c’est bien qu’il prétend rendre compte du monde; il doit donc lui rendre des comptes », Eric Bassin sociologue.
L’inceste « fléau dans l’ombre », beaucoup plus répandu que ce que l’on croit, est un sujet délicat et grave qu’aborde avec justesse, légèreté et sensibilité, Capucine Maillard dans cette pièce. Conçue à partir de témoignages réels, la pièce « Quelque chose » s’empare de la puissance et de la véracité d’un matériau pudique et met en lumière la souffrance de l’être humain, mais aussi et surtout sa résilience, cette capacité à reconstruire l’irréparable.
Présenter la pièce de théâtre « Quelque chose » au public réunionnais était alors une évidence. La culture et la santé, main dans la main contribuent à une société qui protège ses enfants. Le docteur Visnelda Douzain, psychiatre à l’EPSMR, responsable de l’Unité de psycho trauma et du Centre de ressource Noé, en était persuadée :  » J’ai découvert cette pièce choisie pour les 30 ans de l’association France Victime. Je trouvais cela très intéressant d’utiliser l’art pour lutter contre les méfaits de l’inceste si grave à La Réunion.  J’ai contacté l’autrice de la pièce, qui m’a mise en contact avec Emilie Magnant de l’association culturelle La Cerise sur le chapeau et ce projet un peu fou de mettre l’art au service de ce sujet de santé publique est né. L’autrice, Capucine Maillard complète : « Nos objectifs sont pluriels, permettre par la pièce de favoriser une prise de conscience générale, travailler avec 1000 collégiens et lycéens qui verront la pièce et expérimenteront ensuite grâce aux ateliers théâtre forum le droit à une parole libérée. Ce qui permettra d’accompagner le plus tôt possible les adolescents qui souffrent des conséquences de ces violences « . Voilà la genèse de cette pièce.Un contexte particulier
Le projet, comme pour beaucoup d’autres, a dû s’adapter au contexte sociétal actuel, dates annulées (en cours de report), résidence de création à La Cité des Arts écourtée, transposée… Les équipes artistiques, techniques, administratives, scolaires, sociales et médicales ont continué leur travail chaque jour pour que ce projet naisse aujourd’hui ou demain quoi qu’il advienne. Et « Enfin, nous jouons ce soir », raconte unanimement, Fany Turpin, Jocelyne Lavieille, Agnès Berthille, Isabelle Delleaux et Olivier Hoarau,  les comédiennes et comédiens de la pièce. » Nous avions hâte de pouvoir présenter ce texte au public, de voir la réaction du public… »
La motivation était intense pour que cette représentation puisse avoir lieu.  » Les premières dates ont été annulées, c’était vraiment difficile après des mois de travail acharné. Alors lorsque nous avons appris que Lespas ne pouvait pas maintenir la date pour ce vendredi 30 novembre, cela nous a semblé une évidence de tout tenter pour jouer la pièce : nous avons découvert La Case Bébête et toute l’équipe a travaillé  pour que tout soit prêt  » précise Capucine Maillard. Cette pièce est destinée à être jouée dans les salles de spectacle de l’île. Tous les professionnels ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour s’adapter aux conditions et offrir une belle représentation.
Et le public était bel et bien au rendez-vous. En quelques heures, l’information est passée sur les réseaux sociaux et cet espace culturel alternatif affichait complet au moment de l’entrée des comédiens sur scène.

Se laisser porter par cette rencontre
Puis, il ne restait plus qu’à se laisser porter par cette aventure extraordinaire, cette rencontre avec des femmes qui ont subi l’inceste. Dix ou vingt ans après, elles racontent leur vie, leur quotidien, leurs blessures… Elles se racontent, elles se mettent à nu le temps d’une nuit improvisée. La fête de la musique bat son plein à Saint-Denis. Quatre femmes se retrouvent pour rire et danser, elles se sont rencontrées dans un groupe de parole. Ce qu’elles ont en commun ? Le traumatisme qu’elles ont subi, évoqué subtilement. L’échange, le dialogue va permettre une prise de conscience salvatrice de leurs droits et une restauration de leur dignité.
Le public ne s’y trompe pas et c’est une standing ovation qui éclate.
Les remerciements sont nombreux pour un tel projet. Pour les comédiens, l’émotion est intense et l’on ressent fortement ce lien puissant qui unit toute l’équipe.
Vient ensuite les prises de paroles du public qui sont tout aussi nombreuses et principalement, c’est pour dire « merci » que les spectateurs interviennent. Merci d’oser mettre dans la lumière ce sujet tabou, merci pour la sincérité, merci pour ce texte intense, merci d’avoir déplacé des montagnes pour que ce moment existe.
Quelques heures après la représentation, une spectatrice a posté un commentaire sur Facebook :  » Une magnifique pièce qui vous prend aux tripes dès les 1eres minutes. Un sujet superbement bien abordé avec de l’humour et tout en gardant la gravité. J’ai été le voir hier soir et j’ai été scotchée. Transportée dans un autre univers. Courrez-y ! C’est nécessaire !!! ». Alors pari gagné pour toute l’équipe qui continue la route. Les prochaines dates doivent avoir lieu et surtout, des dates de reprogrammation sont en cours d’organisation.

 

Prochaine date publique à ne pas manquer
Vendredi 7 décembre : Amphithéatre Bioclimatique – Université de la Réunion. Saint-Denis. Séance ouverte au public. Réservation sur monticket.re

 

 

Quelque chose, la pièce mise en scène par Andréa Bescond, à Cambaie ce vendredi

Ce soir, la pièce « Quelque Chose », mise en scène par Andréa Bescond sera jouée dans l’enceinte de
la Case Bébête, 7 rue Marthe Bacquet à Cambaie
à 20h30 (ouverture des portes dès 18 heures)
en présence de toutes les personnes qui ont contribué à ce que ce projet puisse devenir réalité.
Alors que les premières dates ont été annulées en raison du contexte local, toute l’équipe est très heureuse de pouvoir se produire ce soir. « Cette pièce est une aventure extraordinaire. Aujourd’hui, c’est toute une équipe qui se mobilise pour que cette première soit possible », explique Capucine Maillard, autrice de la pièce. Pour Emilie Magnant, de la Cerise sur le Chapeau: « Outre le fait que ce projet nous tienne à coeur énormément, la culture doit être maintenue sans discontinuer ».
Selon le Dr. Christine Visnelda Douzain: « Nous travaillons depuis des mois pour adapter cette pièce à La Réunion, pour faire sortir l’inceste de sa place de tabou. Jouer la pièce ce soir est l’aboutissement d’une mobilisation et d’un engagement énorme ».
La pièce :
La fête de la musique bat son plein à Saint-Denis. Quatre femmes s’y retrouvent pour rire et danser. Elles ne se connaissent pas, ou à peine. Elles se sont rencontrées dans un groupe de parole. Ce qu’elles ont en commun ? Un traumatisme. Quelque chose leur est arrivé… Le temps d’une nuit improvisée, Cléo, Vic, Lucy et Michèle vont convoquer leur formidable envie de vivre : de fous rires libérateurs en confidences intimes, meurtries dans leur chair, elles s’allègent, elles partagent, elles affrontent, elles renaissent. Adapté de la pièce de théâtre française du même nom,  « Quelque chose », ce spectacle est construit à partir du contexte réunionnais, avec des comédiens locaux et l’utilisation du créole réunionnais. « Quelque Chose » aborde le sujet de l’inceste avec finesse, humour et sans pathos. Ce spectacle est proposé au tout public mais aussi aux scolaires avec l’intervention du théâtre forum sur la libération de la parole.

La SICA REVIA au Sénat pour défendre le Bœuf Pays

Lundi 19 novembre 2018, l’Association des maires de France organisait une journée consacrée aux Outre-mer, au Sénat. Cette initiative menée en amont du 101ème congrès des maires de France qui débute aujourd’hui, a été l’occasion d’évoquer les problèmes que rencontrent les territoires ultramarins.

L’Outre-mer est inquiet pour son avenir. A l’heure où les parlementaires réunionnais sont à Paris pour discuter des éléments contenus dans les projets de loi de Finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2019, la SICA REVIA a organisé également son déplacement afin d’aller défendre la production locale et la viande de Bœuf Pays.

Celle-ci a été proposée lors d’un cocktail prévu de longue date par les sénateurs réunionnais en présence de leurs homologues, réunis à la Bibliothèque du Sénat en fin de journée.

Pour Olivier Robert, président de la SICA REVIA, cette opportunité était nécessaire pour aller montrer le travail mené dans les territoires et l’excellence de la production locale jusqu’à Paris. Alors que La Réunion, par la voix d’une partie de sa population, cherche à se faire entendre dans un contexte de crise sociale, l’organisation qui recense 337 adhérents a souhaité elle aussi défendre ses atouts et rappeler que la production locale fait vivre et avancer le territoire.

Un message reçu et relayé par les 3 sénateurs réunionnais présents et les nombreux élus ultramarins, parmi lesquels notamment le président de la délégation sénatoriale des Outre- mer et Victorin Lurel, sénateur de la Guadeloupe et ex ministre des Outre-mer.

Au menu du cocktail aux saveurs de La Réunion, brochettes, sauté et cari de bœuf pays ont été servis aux convives. L’ensemble supervisé par un traiteur réunionnais, avec la participation de Romain Leboeuf, meilleur ouvrier de France. L’occasion de tordre le cou à certains a priori et de rappeler que la viande de Bœuf pays est sûre et de qualité.

A condition de vouloir préserver le modèle et d’encourager le développement de la production locale. « Des animaux adaptés au territoire local, nourris à l’herbe dans les pâturages, nés et engraissés dans des élevages à taille humaine respectueux du bien-être animal. Puis consommés localement », souligne Olivier Robert. « Il n’y a pas mieux en matière de sécurité alimentaire et de traçabilité ».

Les éleveurs de la SICA REVIA et son conseil d’administration remercient les sénateurs d’avoir permis cette dégustation.

Return to Réunion : un concert jazz exceptionnel

« Return to Réunion » est le doux rêve qu’ont fait plusieurs artistes de renommée nationale et internationale de se retrouver sur notre île afin de rendre hommage au célèbre pianiste de jazz Chick Corea et à la chanteuse brésilienne Flora Purim. Ce rêve va devenir réalité puisque les six musiciens mettent entre parenthèses tous leurs projets pour donner trois concerts de jazz à La Réunion les 25, 26 et 27 octobre. Rencontre avec ce groupe éphémère de passionnés, amoureux de beaux sons et de mélodies parfaites.
« Return to Réunion », c’est le rêve de réunir 6 musiciens passionnés de jazz réunionnais ou amoureux de La Réunion et de faire une performance temporaire en hommage au célèbre pianiste de jazz Chick Corea et à la chanteuse brésilienne Flora Purim. Ce rêve, c’est Elea qui le formule et dans lequel elle est encouragée par Christophe Zoogones flûtiste réunionnais talentueux, musicien au sein du Big Band de Thierry Maillard en métropole. Avant de repartir en tournée il accompagne Elea dans ce beau projet.
Eléa, aujourd’hui chanteuse au Jazz Club de la Réunion et dans diverses formations en vue de l’île, contacte alors les autres musiciens avec lesquels ce rêve va devenir réalité dans quelques semaines.
Guillaume Ramaye, pianiste virtuose de retour dans l’île pour son projet en trio fraîchement lauréat du Tremplin de l’Union des Musiciens de Jazz accepte sans hésiter de se joindre au groupe.
Mishko M Ba, bassiste de renommée internationale, répond à l’appel. Basé sur l’île régulièrement, il aménage son planning pour se rendre disponible et emmener son expérience glanée sur les scènes qu’il a partagées notamment avec Johnny Halyday, Zazie, Florent Pagny, etc.
Le batteur parisien Mike Rajahamendra, compagnon de scènes parisiennes d’Eléa avec Sophia Nelson, de passage à Maurice, s’enthousiasme à l’idée de participer à cet hommage et fera le trajet spécialement depuis l’île voisine pour les trois concerts.
Gilbert Mariapin (Bébert) incontournable et talentueux percussionniste réunionnais, complète la formation et emmène les percussions indispensables à cette musique jazz aux couleurs chaudes du Brésil.
Un concert inédit dédié à Chick Corea et Flora Purim est un clin d’oeil au « Return to Forever  » célèbre titre de l’album de Corea mais c’est aussi l’histoire de musiciens qui partent pour mieux revenir sur leur île… Une dream team accompagne Elea dans ce beau voyage !
Trois rendez-vous à ne pas manquer :
 Caveau Rontaunay St Denis : 25/10/18 à 20 heures
 La Cerise St Paul : 26/10/18 à 20 heures
 La Rondavelle les Filaos chez Jean Paul St Leu : 27/10/18 à 20 heures

Roulé mon Z’avirons au Palais des Congrès à Paris


Le Forum National des Associations et Fondations avait lieu hier, mercredi 17 octobre, au Palais des Congrès à Paris. Guillaume Robert, Président de Roulé mon Z’avirons et coordonateur du World Clean Up Day à La Réunion était sur place. Rencontre avec ce jeune Président qui veut faire bouger son territoire !
• Pourquoi être allé au Forum des associations et fondations à Paris ?
Le Forum National de Association est l’occasion pour Roulé mon z’avirons de faire connaissance avec des acteurs du monde associatif. Nos futurs projets tels que l’aide pour les jeunes en recherche d’emploi, ou encore l’aide à la diminution de la fracture numérique chez nos aînés, nous poussent à faire appel à des acteurs nationaux comme par exemple le service civique. Ce forum est un véritable moment d’échanges.
• Quels sont les besoins d’une association comme Roulé Mon Z’avirons ?
L’association cherche aujourd’hui à passer au cran supérieur et être encore plus dans l’action. Avec le World Cleanup Day nous avons impulsé une réelle prise de conscience. Charge à nous, maintenant, de continuer le travail. C’est pourquoi, nous avons besoin de jeunes gens en service civique qui seront les porteurs des messages pour les générations futures, c’est à dire les enfants. Roulé mon z’avirons accompagne déjà le Collège Adrien Cadet dans sa démarche d’éco-collège et mettra tout en œuvre, en collaboration avec les établissements, pour développer une démarche pédagogique liée à l’environnement. Pour cela nous devons former ces jeunes volontaires à la problématique, nous avons besoin de financements et de soutien administratif. Sur le volet social, Roulé mon z’avirons veut développer l’intergénérationnel en faisant des jeunes de 12 à 25 ans les « formateurs » 2.0 de nos anciens et en faisant de nos anciens de véritables ressources d’un mode de vie passé.
• Avez-vous assisté à des conférences ?
Dans l’optique d’accueillir des services civique, j’ai assisté tout abord à la keynote « La révolution du partage » d’Alexandre MARS, président et fondateur d’EPIC, le mouvement mondial pour lutter contre les injustices sociales en révolutionnant le don. Cet homme s’est engagé pour un objectif : que le don devienne la norme, dans un monde où il y a de plus en plus de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. J’ai eu aussi la chance d’assister à la conférence « Vers une nouvelle ère de l’engagement ? » avec la participation de l’ancien Président de la République, François Hollande. Il a d’ailleurs parlé de La Réunion en citant le projet d’un tricycle écologique. Il a surtout accentué le trait sur le bénévolat et sur le volontariat qui doivent rester un engagement valorisant, come nous le défendons avec Roulé mon z’avirons. Nous valorisons les bénévoles dans des projets innovants mais surtout nécessaires. Nous y mettons du sens.
• Ce salon est composé d’un espace exposants et de conférences. Qu’est ce qui est le plus riche de votre point de vue ?
L’ensemble de ce forum constitue sa richesse : chacun pioche selon ses besoins et ressort avec des infos ad hoc. Les conférences constituent un partage de connaissance mais l’échange y est plus réduit. Les exposants sont quant à eux en contact direct et permettent un échange immédiat.
• Quelle découverte faite sur ce salon allez-vous ramener à La Réunion ?
La grande découverte de ce forum c’est la force du volontariat, de l’engagement. C’est cela que je vais ramener à La Réunion. Oui, le volontariat ou le bénévolat sont valorisants. Le salaire ou encore la CSP ne conditionnent plus nos actions, la satisfaction personnelle du travail bien fait mais surtout le sens que nous donnons à nos actions est devenu capital.