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Quelque chose : deux dates pour venir découvrir cette pièce exceptionnelle

Après ces deux semaines de blocage, l’équipe de la pièce de théâtre « Quelque Chose » est très heureuse de se produire le 7 décembre à l’amphithéâtre bioclimatique de La Réunion et le 10 décembre au Théâtre Canter. Cette pièce, écrite par Capucine Maillard, mise en scène par Andréa Bescond est adaptée à La Réunion par Dominique Carrère. Porté par l’unité de psycho-Trauma Noé de l’EPSMR de Cambaie, par l’association La Cerise sur le chapeau et par la Compagnie Aziadé, ce projet audacieux aborde la thématique de l’inceste.

 

La fête de la musique bat son plein à Saint Denis. 4 femmes s’y retrouvent pour rire et danser. Elles ne se connaissent pas, ou à peine. Elles se sont rencontrées dans un groupe de parole. Ce qu’elles ont en commun ? Un traumatisme. Quelque chose leur est arrivé… Le temps d’une nuit improvisée, Cléo, Vic, Lucy et Michèle vont convoquer leur formidable envie de vivre : de fous rires libérateurs en confidences intimes, meurtries dans leur chair, elles s’allègent, elles partagent, elles affrontent, elles renaissent.

Conçue à partir de témoignages réels, la pièce s’empare du sujet avec un humour inattendu, une justesse et une sensibilité évidente. Sans contourner la douleur, le propos reste résolument centré sur la force incroyable de ces femmes qui sont debout, et qui marchent !
Sous l’impulsion conjointe du Docteur Christine Visnelda-Douzain qui dirige l’Unité de psycho trauma du centre de ressource NOÉ (EPSMR), d’Emilie Magnant, fondatrice de LA CERISE SUR LE CHAPEAU et de Capucine Maillard, autrice de la pièce, une idée folle a germé…
Et si nous utilisions « Quelque chose » comme outil de sensibilisation en l’adaptant au contexte, à la musique, à la langue réunionnaise, afin de proposer le spectacle au grand public et aux scolaires ? Et si, ensuite, nous pouvions aller dans les lycées, et proposer à tous les adolescents qui auraient assisté au spectacle des ateliers de théâtre forum sur la libération de la parole afin qu’ils sachent que l’hôpital, les associations sont là pour soutenir ceux qui en ont besoin ? Si nous pouvions leur dire qu’on les comprend, qu’on sait à quel point il est difficile de demander de l’aide, mais que plus tôt on parle, plus vite on est aidé, plus on a de chance de s’en sortir !

Après une première représentation à Cambaie vendredi 30 novembre qui a reçue une standing ovation, la pièce a été représentée au centre de détention du Port et se produira cette semaine pour deux établissements scolaires. Deux séances tout public à Saint-Denis, dont une date proposée par le pôle égalité de l’Université de Saint-Denis, sont également programmées.
Comme l’a encouragé une spectatrice il y a quelques jours :  » Une magnifique pièce qui vous prend aux tripes dès les premières minutes. Un sujet superbement bien abordé. Un spectacle aussi drôle que touchant. Courrez-y ! C’est nécessaire !!! ».

Prochaines dates publiques à ne pas manquer
Vendredi 7 décembre : Amphithéatre Bioclimatique – Université de la Réunion. Saint-Denis. Séance ouverte au public. 19 heures. Réservation sur monticket.re (12€ en prévente. 15€ sur place)

Lundi 10 décembre : Théâtre Canter. Université du Moufia. Saint-Denis. 18h30.
Réservation sur https://www.billetweb.fr/theatre-quelque-chose-moufia1

Crédit photo : Le poulailler 

Quelque chose : première représentation de cette tragi-comédie lumineuse !

La pièce de théâtre « Quelque Chose », écrite par Capucine Maillard, mise en scène par Andréa Bescond et adaptée à La Réunion par Dominique Carrère, a été présentée au public vendredi soir, à la Case Bébête à Cambaie. Il y avait de la joie de se retrouver pour un événement culturel et surtout, il y avait le bonheur et l’énergie des premières ! Ce projet porté par l’unité de psycho-Trauma Noé de l’EPSMR de Cambaie, par l’association La Cerise sur le chapeau et par la Compagnie Aziadé prend enfin sa voie pour libérer les voix…

 

« Si l’art nous parle de la vie, c’est bien qu’il prétend rendre compte du monde; il doit donc lui rendre des comptes », Eric Bassin sociologue.
L’inceste « fléau dans l’ombre », beaucoup plus répandu que ce que l’on croit, est un sujet délicat et grave qu’aborde avec justesse, légèreté et sensibilité, Capucine Maillard dans cette pièce. Conçue à partir de témoignages réels, la pièce « Quelque chose » s’empare de la puissance et de la véracité d’un matériau pudique et met en lumière la souffrance de l’être humain, mais aussi et surtout sa résilience, cette capacité à reconstruire l’irréparable.
Présenter la pièce de théâtre « Quelque chose » au public réunionnais était alors une évidence. La culture et la santé, main dans la main contribuent à une société qui protège ses enfants. Le docteur Visnelda Douzain, psychiatre à l’EPSMR, responsable de l’Unité de psycho trauma et du Centre de ressource Noé, en était persuadée :  » J’ai découvert cette pièce choisie pour les 30 ans de l’association France Victime. Je trouvais cela très intéressant d’utiliser l’art pour lutter contre les méfaits de l’inceste si grave à La Réunion.  J’ai contacté l’autrice de la pièce, qui m’a mise en contact avec Emilie Magnant de l’association culturelle La Cerise sur le chapeau et ce projet un peu fou de mettre l’art au service de ce sujet de santé publique est né. L’autrice, Capucine Maillard complète : « Nos objectifs sont pluriels, permettre par la pièce de favoriser une prise de conscience générale, travailler avec 1000 collégiens et lycéens qui verront la pièce et expérimenteront ensuite grâce aux ateliers théâtre forum le droit à une parole libérée. Ce qui permettra d’accompagner le plus tôt possible les adolescents qui souffrent des conséquences de ces violences « . Voilà la genèse de cette pièce.Un contexte particulier
Le projet, comme pour beaucoup d’autres, a dû s’adapter au contexte sociétal actuel, dates annulées (en cours de report), résidence de création à La Cité des Arts écourtée, transposée… Les équipes artistiques, techniques, administratives, scolaires, sociales et médicales ont continué leur travail chaque jour pour que ce projet naisse aujourd’hui ou demain quoi qu’il advienne. Et « Enfin, nous jouons ce soir », raconte unanimement, Fany Turpin, Jocelyne Lavieille, Agnès Berthille, Isabelle Delleaux et Olivier Hoarau,  les comédiennes et comédiens de la pièce. » Nous avions hâte de pouvoir présenter ce texte au public, de voir la réaction du public… »
La motivation était intense pour que cette représentation puisse avoir lieu.  » Les premières dates ont été annulées, c’était vraiment difficile après des mois de travail acharné. Alors lorsque nous avons appris que Lespas ne pouvait pas maintenir la date pour ce vendredi 30 novembre, cela nous a semblé une évidence de tout tenter pour jouer la pièce : nous avons découvert La Case Bébête et toute l’équipe a travaillé  pour que tout soit prêt  » précise Capucine Maillard. Cette pièce est destinée à être jouée dans les salles de spectacle de l’île. Tous les professionnels ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour s’adapter aux conditions et offrir une belle représentation.
Et le public était bel et bien au rendez-vous. En quelques heures, l’information est passée sur les réseaux sociaux et cet espace culturel alternatif affichait complet au moment de l’entrée des comédiens sur scène.

Se laisser porter par cette rencontre
Puis, il ne restait plus qu’à se laisser porter par cette aventure extraordinaire, cette rencontre avec des femmes qui ont subi l’inceste. Dix ou vingt ans après, elles racontent leur vie, leur quotidien, leurs blessures… Elles se racontent, elles se mettent à nu le temps d’une nuit improvisée. La fête de la musique bat son plein à Saint-Denis. Quatre femmes se retrouvent pour rire et danser, elles se sont rencontrées dans un groupe de parole. Ce qu’elles ont en commun ? Le traumatisme qu’elles ont subi, évoqué subtilement. L’échange, le dialogue va permettre une prise de conscience salvatrice de leurs droits et une restauration de leur dignité.
Le public ne s’y trompe pas et c’est une standing ovation qui éclate.
Les remerciements sont nombreux pour un tel projet. Pour les comédiens, l’émotion est intense et l’on ressent fortement ce lien puissant qui unit toute l’équipe.
Vient ensuite les prises de paroles du public qui sont tout aussi nombreuses et principalement, c’est pour dire « merci » que les spectateurs interviennent. Merci d’oser mettre dans la lumière ce sujet tabou, merci pour la sincérité, merci pour ce texte intense, merci d’avoir déplacé des montagnes pour que ce moment existe.
Quelques heures après la représentation, une spectatrice a posté un commentaire sur Facebook :  » Une magnifique pièce qui vous prend aux tripes dès les 1eres minutes. Un sujet superbement bien abordé avec de l’humour et tout en gardant la gravité. J’ai été le voir hier soir et j’ai été scotchée. Transportée dans un autre univers. Courrez-y ! C’est nécessaire !!! ». Alors pari gagné pour toute l’équipe qui continue la route. Les prochaines dates doivent avoir lieu et surtout, des dates de reprogrammation sont en cours d’organisation.

 

Prochaine date publique à ne pas manquer
Vendredi 7 décembre : Amphithéatre Bioclimatique – Université de la Réunion. Saint-Denis. Séance ouverte au public. Réservation sur monticket.re

 

 

Quelque chose, la pièce mise en scène par Andréa Bescond, à Cambaie ce vendredi

Ce soir, la pièce « Quelque Chose », mise en scène par Andréa Bescond sera jouée dans l’enceinte de
la Case Bébête, 7 rue Marthe Bacquet à Cambaie
à 20h30 (ouverture des portes dès 18 heures)
en présence de toutes les personnes qui ont contribué à ce que ce projet puisse devenir réalité.
Alors que les premières dates ont été annulées en raison du contexte local, toute l’équipe est très heureuse de pouvoir se produire ce soir. « Cette pièce est une aventure extraordinaire. Aujourd’hui, c’est toute une équipe qui se mobilise pour que cette première soit possible », explique Capucine Maillard, autrice de la pièce. Pour Emilie Magnant, de la Cerise sur le Chapeau: « Outre le fait que ce projet nous tienne à coeur énormément, la culture doit être maintenue sans discontinuer ».
Selon le Dr. Christine Visnelda Douzain: « Nous travaillons depuis des mois pour adapter cette pièce à La Réunion, pour faire sortir l’inceste de sa place de tabou. Jouer la pièce ce soir est l’aboutissement d’une mobilisation et d’un engagement énorme ».
La pièce :
La fête de la musique bat son plein à Saint-Denis. Quatre femmes s’y retrouvent pour rire et danser. Elles ne se connaissent pas, ou à peine. Elles se sont rencontrées dans un groupe de parole. Ce qu’elles ont en commun ? Un traumatisme. Quelque chose leur est arrivé… Le temps d’une nuit improvisée, Cléo, Vic, Lucy et Michèle vont convoquer leur formidable envie de vivre : de fous rires libérateurs en confidences intimes, meurtries dans leur chair, elles s’allègent, elles partagent, elles affrontent, elles renaissent. Adapté de la pièce de théâtre française du même nom,  « Quelque chose », ce spectacle est construit à partir du contexte réunionnais, avec des comédiens locaux et l’utilisation du créole réunionnais. « Quelque Chose » aborde le sujet de l’inceste avec finesse, humour et sans pathos. Ce spectacle est proposé au tout public mais aussi aux scolaires avec l’intervention du théâtre forum sur la libération de la parole.

Return to Réunion : un concert jazz exceptionnel

« Return to Réunion » est le doux rêve qu’ont fait plusieurs artistes de renommée nationale et internationale de se retrouver sur notre île afin de rendre hommage au célèbre pianiste de jazz Chick Corea et à la chanteuse brésilienne Flora Purim. Ce rêve va devenir réalité puisque les six musiciens mettent entre parenthèses tous leurs projets pour donner trois concerts de jazz à La Réunion les 25, 26 et 27 octobre. Rencontre avec ce groupe éphémère de passionnés, amoureux de beaux sons et de mélodies parfaites.
« Return to Réunion », c’est le rêve de réunir 6 musiciens passionnés de jazz réunionnais ou amoureux de La Réunion et de faire une performance temporaire en hommage au célèbre pianiste de jazz Chick Corea et à la chanteuse brésilienne Flora Purim. Ce rêve, c’est Elea qui le formule et dans lequel elle est encouragée par Christophe Zoogones flûtiste réunionnais talentueux, musicien au sein du Big Band de Thierry Maillard en métropole. Avant de repartir en tournée il accompagne Elea dans ce beau projet.
Eléa, aujourd’hui chanteuse au Jazz Club de la Réunion et dans diverses formations en vue de l’île, contacte alors les autres musiciens avec lesquels ce rêve va devenir réalité dans quelques semaines.
Guillaume Ramaye, pianiste virtuose de retour dans l’île pour son projet en trio fraîchement lauréat du Tremplin de l’Union des Musiciens de Jazz accepte sans hésiter de se joindre au groupe.
Mishko M Ba, bassiste de renommée internationale, répond à l’appel. Basé sur l’île régulièrement, il aménage son planning pour se rendre disponible et emmener son expérience glanée sur les scènes qu’il a partagées notamment avec Johnny Halyday, Zazie, Florent Pagny, etc.
Le batteur parisien Mike Rajahamendra, compagnon de scènes parisiennes d’Eléa avec Sophia Nelson, de passage à Maurice, s’enthousiasme à l’idée de participer à cet hommage et fera le trajet spécialement depuis l’île voisine pour les trois concerts.
Gilbert Mariapin (Bébert) incontournable et talentueux percussionniste réunionnais, complète la formation et emmène les percussions indispensables à cette musique jazz aux couleurs chaudes du Brésil.
Un concert inédit dédié à Chick Corea et Flora Purim est un clin d’oeil au « Return to Forever  » célèbre titre de l’album de Corea mais c’est aussi l’histoire de musiciens qui partent pour mieux revenir sur leur île… Une dream team accompagne Elea dans ce beau voyage !
Trois rendez-vous à ne pas manquer :
 Caveau Rontaunay St Denis : 25/10/18 à 20 heures
 La Cerise St Paul : 26/10/18 à 20 heures
 La Rondavelle les Filaos chez Jean Paul St Leu : 27/10/18 à 20 heures

Roulé mon Z’avirons au Palais des Congrès à Paris


Le Forum National des Associations et Fondations avait lieu hier, mercredi 17 octobre, au Palais des Congrès à Paris. Guillaume Robert, Président de Roulé mon Z’avirons et coordonateur du World Clean Up Day à La Réunion était sur place. Rencontre avec ce jeune Président qui veut faire bouger son territoire !
• Pourquoi être allé au Forum des associations et fondations à Paris ?
Le Forum National de Association est l’occasion pour Roulé mon z’avirons de faire connaissance avec des acteurs du monde associatif. Nos futurs projets tels que l’aide pour les jeunes en recherche d’emploi, ou encore l’aide à la diminution de la fracture numérique chez nos aînés, nous poussent à faire appel à des acteurs nationaux comme par exemple le service civique. Ce forum est un véritable moment d’échanges.
• Quels sont les besoins d’une association comme Roulé Mon Z’avirons ?
L’association cherche aujourd’hui à passer au cran supérieur et être encore plus dans l’action. Avec le World Cleanup Day nous avons impulsé une réelle prise de conscience. Charge à nous, maintenant, de continuer le travail. C’est pourquoi, nous avons besoin de jeunes gens en service civique qui seront les porteurs des messages pour les générations futures, c’est à dire les enfants. Roulé mon z’avirons accompagne déjà le Collège Adrien Cadet dans sa démarche d’éco-collège et mettra tout en œuvre, en collaboration avec les établissements, pour développer une démarche pédagogique liée à l’environnement. Pour cela nous devons former ces jeunes volontaires à la problématique, nous avons besoin de financements et de soutien administratif. Sur le volet social, Roulé mon z’avirons veut développer l’intergénérationnel en faisant des jeunes de 12 à 25 ans les « formateurs » 2.0 de nos anciens et en faisant de nos anciens de véritables ressources d’un mode de vie passé.
• Avez-vous assisté à des conférences ?
Dans l’optique d’accueillir des services civique, j’ai assisté tout abord à la keynote « La révolution du partage » d’Alexandre MARS, président et fondateur d’EPIC, le mouvement mondial pour lutter contre les injustices sociales en révolutionnant le don. Cet homme s’est engagé pour un objectif : que le don devienne la norme, dans un monde où il y a de plus en plus de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. J’ai eu aussi la chance d’assister à la conférence « Vers une nouvelle ère de l’engagement ? » avec la participation de l’ancien Président de la République, François Hollande. Il a d’ailleurs parlé de La Réunion en citant le projet d’un tricycle écologique. Il a surtout accentué le trait sur le bénévolat et sur le volontariat qui doivent rester un engagement valorisant, come nous le défendons avec Roulé mon z’avirons. Nous valorisons les bénévoles dans des projets innovants mais surtout nécessaires. Nous y mettons du sens.
• Ce salon est composé d’un espace exposants et de conférences. Qu’est ce qui est le plus riche de votre point de vue ?
L’ensemble de ce forum constitue sa richesse : chacun pioche selon ses besoins et ressort avec des infos ad hoc. Les conférences constituent un partage de connaissance mais l’échange y est plus réduit. Les exposants sont quant à eux en contact direct et permettent un échange immédiat.
• Quelle découverte faite sur ce salon allez-vous ramener à La Réunion ?
La grande découverte de ce forum c’est la force du volontariat, de l’engagement. C’est cela que je vais ramener à La Réunion. Oui, le volontariat ou le bénévolat sont valorisants. Le salaire ou encore la CSP ne conditionnent plus nos actions, la satisfaction personnelle du travail bien fait mais surtout le sens que nous donnons à nos actions est devenu capital.