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Une journée pour imaginer l’entreprise de demain : le pari réussi des Red Samurai !

Chefs d’entreprise, cadres, collaborateurs, ils étaient une centaine comme attendu à la journée Katapulte organisée hier par la Team des Red Samourai, au jardin d’Eden à Saint-Gilles-les bains. Objectif : dresser collectivement le portrait du futur de son entreprise.

Pour cela, la journée fut divisée en deux temps : la matinée a été consacrée à une série d’ateliers ludiques visant à comprendre le contexte, partager les enjeux et explorer des exemples, des outils et des méthodes inspirantes pour favoriser la diversité et l’émergence d’idées. Les participants, venus seuls ou en groupe, ont été répartis de manière aléatoire dans 5 clans, chacun représenté par une couleur, un nom et « un cri de ralliement ». Parmi les notions les plus entendues : méthode agile, holacracy, itération, feedback ou encore reverse mentoring… Autant de concepts ayant fait leurs preuves dans des entreprises du monde entier et que les Red Samourai s’efforcent de démocratiser.

Après la théorie, place à la mise en pratique l’après-midi : chaque clan s’est lancé le challenge d’imaginer, dans sa globalité, son modèle d’entreprise idéale, en partant de l’identité, la forme de la structure, la gouvernance, la politique RH, le modèle économique.L’évènement s’est achevé par un cocktail pour remercier les participants, mais également pour fêter les deux ans de Red Samurai.

Pour les organisateurs, comme pour les participants, cette journée a été un véritable succès. Représentants de petites et grandes entreprises – comme EDF ou la Caisse d’Epargne – se sont associés le temps d’ateliers pour voir plus loin. Deux salariées de métropole ont même fait le déplacement spécialement pour Katapulte. « Cette journée confirme notre conviction qu’il y a un changement fondamental dans la façon d’imaginer l’entreprise du futur. Il y a un véritable intérêt pour les nouvelles tendances de management et d’organisation ; les Red Samurai veulent vraiment continuer à alimenter cette dynamique », précise Matthieu Fontaine, l’un de ses fondateurs.  Fort de ce premier challenge Katapulte – comprenez cette expérience multi-groupes sur une journée –  la team Red Samurai envisage évidemment de réitérer l’expérience.

A propos de

Il y a deux ans, huit entrepreneurs en quête de sens se sont lancés dans une exploration d’une nouvelle manière de collaborer, persuadés qu’il est possible de grandir dans une entreprise authentique, inspirée et inspirante. C’était le début de l’aventure RED SAMURAI.
Depuis, les projets se sont multipliés, les rencontres aussi. Nous avons accompagnés plus de 20 entreprises réunionnaises dans cette démarche de transformation vers une organisation recentrée sur les valeurs humaines.

Pour la seconde année consécutive, Brasseries de Bourbon publie son rapport développement durable

Les actions menées portent déjà leurs fruits dans certains domaines et des efforts sont continuellement fournis pour sans cesse améliorer les résultats.

Le Développement Durable fait partie de l’ADN des Brasseries de Bourbon. En effet, le brasseur de la célèbre bière Dodo investit depuis de nombreuses années dans toutes les composantes du développement durable, à savoir l’économie, l’emploi et l’environnement. Inclure le développement durable dans sa stratégie d’entreprise fait ainsi partie intégrante de son activité depuis bientôt 10 ans. En 2017, l’entreprise avait présenté pour la première fois ses objectifs dans ce domaine au grand public. Une année plus tard, à quelques jours de la Semaine Européenne de Développement Durable, certains d’entre eux ont été ou sont en passe d’être atteints. Pour Doron Wijnschenk, directeur général « Le développement durable est un voyage, pas une destination ». La route est longue, mais l’entreprise locale a déjà parcouru un joli bout de chemin. Retour sur cette dernière année d’actions.

L’engagement de la célèbre entreprise locale ne date pas d’hier, comme en attestent l’obtention de la certification ISO 14001 (management environnemental) en 2010, la pérennité de son système de réutilisation des bouteilles depuis plus de 50 ans, ou encore la création de l’association « Avec Modération ! Réunion » il y a maintenant 15 ans. C’est cependant en 2008 que les objectifs Développement Durable se structurent et depuis 2011 que Brasseries de Bourbon rédige chaque année un rapport de Développement Durable. Dévoilé publiquement l’an passé, ce dernier se concentre sur 6 engagements phares, à savoir : protéger les ressources en eau, réduire les émissions de CO2, s’approvisionner de façon durable, promouvoir la consommation responsable, assurer la santé et la sécurité et enfin s’engager localement.

Un engagement local fort

Brasseries de Bourbon est une entreprise bien connue des Réunionnais. Parmi ses différents produits, la bière Dodo est une marque de référence sur l’île. L’entreprise représente aujourd’hui 260 emplois directs et plus de 2 000 emplois indirects à La Réunion. Pour chaque emploi direct, ce sont ainsi 7 emplois indirects qui sont soutenus.

De plus, 40% des achats des Brasseries proviennent d’entreprises réunionnaises afin de promouvoir et soutenir l’économie locale. Parmi les achats locaux, on compte par exemple des plastiques, des cartons, ou encore du sucre, dont 100% provient de la canne réunionnaise.

Leader de la production…

Depuis sa création en 1962, Brasseries de Bourbon a mis en place un système de collecte des bouteilles de Dodo pour réutilisation. Véritable cercle vertueux pour l’emploi indirect, pour l’environnement et pour l’entreprise, ce système précurseur de l’économie circulaire à la Réunion fonctionne encore très bien de nos jours. Dans l’île, pas moins de 9 entreprises de collecte récupèrent les bouteilles vides auprès des cafés, hôtels, restaurants et des particuliers pour les revendre aux Brasseries de Bourbon. En milieu d’année 2015, suite au changement de design des bouteilles de Dodo, une baisse significative de collecte avait été constatée, faisant fortement diminuer le taux de retour à 59% fin 2016. Mais cette année, on ne peut que constater que le réflexe est à nouveau pris par les Réunionnais et collecteurs puisque les Brasseries ont atteint l’objectif de 70% de bouteilles réutilisées qu’elles s’étaient fixé pour 2017.

Parmi les améliorations liées à la production durant l’année 2017, on note que les préformes et les bouchons de toutes les boissons gazeuses fabriquées localement ont été changés. La quantité de plastique nécessaire à leur fabrication a été réduite : ainsi une baisse de 5% a été réalisée, soit 67 tonnes de plastiques utilisées en moins.

…et de la consommation responsable

Brasseries de Bourbon s’efforce de proposer la meilleure offre de boissons possible, afin que le consommateur puisse avoir une large palette de choix de qualité, pour toutes les occasions. Les équipes cherchent constamment des solutions pour réduire la teneur en sucre des recettes tout en préservant le goût savoureux de chacun des produits. Une gamme de boissons sans sucre est également disponible.

Un travail est fait sur les formats : grands formats à partager, ou plus petits pour conserver un maximum de qualité tout en proposant une moindre quantité et ainsi réguler sa consommation.

Qui dit « consommation responsable » dit également consommation responsable en termes d’alcool, qui fait également partie des engagements phares de l’entreprise. En 2017, cinq nouvelles bières sans ou à faible teneur en alcool ont été lancées (par exemple avec le lancement de Bourbon 0,0% Maxx, avec zéro alcool, ou avec de nouveaux parfums de Radler). Mais l’action des Brasseries de Bourbon ne s’arrête pas là. En 2017, 11 000 personnes ont été touchées par le message de consommation responsable porté par l’association « Avec Modération ! Réunion », lors des opérations pique-nique promouvant les repères de consommation 2.3.4.0 (repères de consommation d’alcool à moindre risque, présentation des unités d’alcool et cas pratiques) ou des opérations dans les établissements de nuit pour encourager le conducteur désigné, qui ne boira pas.

Assurer la santé et la sécurité du personnel

Brasseries de Bourbon se préoccupe grandement de la santé et de la sécurité des consommateurs mais également de ses salariés. En 2017, 6 accidents de travail ont été recensés, soit 1 de plus qu’en 2016. Pourtant l’entreprise ne cesse d’évoluer en termes de méthodologies et de sensibiliser ses salariés afin de diminuer ces risques. L’ensemble de ces mises en place représente un travail de longue haleine qui doit porter ses fruits à long terme. 

Ainsi en 2017, 31 personnes ont été formées au programme Behavior-Based Safety (BBS), un programme qui se concentre sur le comportement des salariés. En 10 mois, ces observateurs- salariés ont mené 286 observations pour analyser les comportements de leurs collègues face à leurs postes de travail. Sur plus de 3200 comportements observés, 87% étaient sûrs et respectaient les règles de sécurité.

L’idée ici est de responsabiliser, valoriser et récompenser les comportements sûrs. Pour son action, Brasseries de Bourbon a ainsi intégré le centre d’excellence du groupe Heineken sur le sujet de la sécurité au niveau international. Ce centre regroupe les expertises des filiales à travers le monde afin de servir de modèles et de référence en termes de conseils et bonnes pratiques. C’est donc un signe de reconnaissance important pour l’entreprise locale, qui est très fière d’en faire partie.

Une vision sur la durée

Toutes ces actions sont le reflet d’un engagement à long terme de Brasseries de Bourbon qui en 2008 s’était projetée sur de grands objectifs à atteindre.

On remarque ainsi que certains points sont en très bonne voie (collecte et réutilisation des bouteilles en verre, approvisionnement responsable, par exemple). D’autres axes prioritaires ont été en revanche marqués par des résultats en deçà des espérances, comme la réduction des émissions de CO2 ou celle de la consommation d’eau, venant rappeler que ce travail au long cours nécessite une mobilisation de tous, à chaque instant.

Ces ambitions portées par Brasseries de Bourbon engagent ainsi chaque collaborateur, salarié, partenaire ou client à apporter sa pierre à l’édifice. Pour mener à bien ce projet, le brasseur allie transversalité et coopération et est en permanente recherche d’amélioration et d’innovation afin de trouver ensemble les solutions pour faire avancer les choses.

Année internationale des récifs coralliens : la Réserve Marine rappelle les enjeux et dévoile son plan d’actions

2018 est l’année internationale des récifs coralliens. En charge de la protection de ces
écosystèmes marins, la Réserve Marine de La Réunion a rappelé au cours d’une
conférence de presse ses principales missions et dévoilé son plan d’actions pour
sensibiliser la population.

L’évènement initié par les Nations-Unies est parti d’un constat alarmant : 20% des récifs
coralliens ont déjà disparu et 30% sont menacés, à l’échelle de la planète. Or, le déclin des
récifs entraine non seulement celui des espèces animales et végétales marines, mais
menace également les activités humaines et économiques qui en dépendent dans l’eau
comme sur le littoral. « Sans barrière naturelle, il n’y a plus rien pour arrêter les vagues. A
terme, c’est la disparition des activités nautiques, balnéaires, économiques, touristiques »,
explique Karine Pothin, directrice de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion (RNMR).
Les récifs coralliens et les écosystèmes associés subissent des pressions diverses,
naturelles et humaines. « Le braconnage, les surpêches, le piétinement des coraux, mais
aussi les pollutions de l’eau, qu’elles soient causées par l’homme ou par les coulées de
boues que nous avons eues récemment », énumère la directrice.

Long de 40 kilomètres de côtes – du Cap La Houssaye à Saint-Paul, à la Roche aux oiseaux
à l’Etang-Salé – le périmètre de la RNMR est ouvert à diverses activités dans plus de 90 %
de son espace, dont 55% accessibles à la pêche. Seul 6% est sanctuarisé. La Réserve
Marine est un organe de protection du milieu marin. Son rôle principal est donc de protéger
et préserver le récif corallien, afin que l’équilibre marin redevienne ce qu’il était. L’homme
faisant partie intégrante de ces environnements, la réserve exerce à la fois un rôle de
réglementation des usages, afin d’en tirer des bénéfices socio-économiques, que les
usagers puissent profiter des richesses de la Réserve et ainsi offrir un avenir aux activités de
pêche (la ressource en poisson dans certains endroits avait fortement diminué avant sa mise
en place) et de bord de mer, tout en préservant ces écosystèmes fragiles.
Observer le milieu, le protéger, coopérer avec les pouvoirs publics, le tissu économique, les
usagers ; jouer son rôle d’alerte auprès des autorités et de police pour verbaliser lorsque
nécessaire, sans oublier la sensibilisation de la population, celle des générations futures en
particulier, telles sont les grandes missions de la quinzaine d’agents de la RNMR.

Le travail commence à porter ses fruits

En 2017, plus de 8 200 personnes ont été sensibilisées lors des différentes animations
proposées (sentier sous-marin, animations nature, stands) et près de 5 000 scolaires. Autre
axe, le GIP a distribué plus de 800 cartes autorisant la pêche professionnelle dans le lagon
en 2017. Régulièrement, des réunions d’échanges avec les pêcheurs sont organisées.
L’action de sensibilisation doit se poursuivre. Pour faire écho au message délivré par les
Nations Unis, qui a déclaré 2018 « Année internationale des récifs coralliens » (IYOR), la
Réserve Naturelle Marine de La Réunion met en œuvre un plan d’actions visant à mobiliser
la population autour de ces questions. Une manière pour la structure d’appuyer encore sa
contribution.

Si beaucoup reste à faire, que l’écosystème local est toujours déséquilibré, Karine Pothin
estime que le travail engagé depuis plus de 10 ans n’a pas été vain. « Nous voyons les
choses évoluer dans le bon sens, les usagers respectent davantage le milieu, les pêcheurs
commencent à observer le retour de la ressource. Avec la mobilisation de tous, nous
sommes optimistes sur un récif corallien en meilleure santé demain ».

Programme d’actions IYOR 2018 :

La Réserve Marine participe à de nombreux événements tout au long de l’année pour
rappeler l’importance de la protection du récif corallien :
– 22 mars : tenue d’un stand à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.
– 10 et 11 mai : tenue d’un stand sur la plage de l’Hermitage pour la fête de la nature sur le
thème « le monde de l’invisible » (avec la mise en place d’un « bassin tactile »).
– 22 mai : tenue d’un stand à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité.
– 8 juin : Journée mondiale des océans – intervention dans une école labellisée Aire Marine
Educative à St Leu sur la thématique des bassins versants.
– 8 au 16 juin : festival d’images sous-marine avec Science Réunion. Chasse aux trésors +
stand RNMR au Village d’activités nautiques et d’animation au Port.
– Octobre : participation à l’évènement « weekend nature ».
– Octobre : participation à la Fête de la science.
– D’ici la fin d’année : organisation d’un concours de dessins (grand public) et de vidéos
courtes sur le thème de l’année internationale des récifs coralliens.
– Évènement de clôture de cette année de célébration : organisation d’un événement
phare autour des récifs coralliens, pendant les mois de ponte des coraux avec plongées,
visite du lagon de nuit et retransmission en direct/interactive depuis la plage (grand public).
– Jusqu’à la fin de l’année : organisation régulière de sentiers sous-marins (2 000
personnes sensibilisées chaque année). Des rencontres et sorties Aires Marines Éducatives
sont également prévues tout au long de l’année avec les écoles pour éduquer les plus
jeunes à la protection de la biodiversité marine.
– Dans le cadre de sa mission de sensibilisation, la RNMR travaille à la création de
différents supports et outils de communication pour présenter par usage (baignade, pêcheur,
loisirs nautique…), la réglementation dans les différentes zones de son périmètre : cartes,
plaquettes, totems, posters, mise à jour du site internet. Le livret « monde merveilleux » sera
également réédité, en version papier, mais également dans une version numérique.
– D’autres surprises à venir !

A propos :
La Réserve Naturelle Marine de La Réunion a été créée par décret interministériel le 21 février 2007,
en remplacement du Parc Marin. Sous la tutelle du Préfet de La Réunion, l’outil est géré par un
Groupement d’Intérêt Public (GIP), à l’inverse des autres instances (conseil scientifique, comité
consultatif) qui sont consultatives. La RNMR mène avec ses partenaires et usagers une politique
équilibrée entre préservation environnementale et développement durable des activités humaines.

Brasseries de Bourbon lance un thé glacé au vrai goût de fruits nommé TEZI

Après sa success-story avec la bière péi Dodo et sa bonne dynamique sur le marché des boissons gazeuses, Brasseries de Bourbon se lance sur un tout nouveau segment en vogue : le thé glacé. Avec l’envie de proposer une meilleure alternative aux Réunionnais, la marque TEZI  a été créée par des Réunionnais pour les Réunionnais. Elle est née d’un travail en interne de co-création en faisant découvrir en avant-première à un panel de Réunionnais les nouvelles recettes et saveurs. L’idée : construire ensemble l’offre qui leur plaira le mieux sur le marché. C’est par exemple ainsi qu’est né le premier thé glacé saveur Ananas (Victoria bien sûr) !

Sur un marché qui présente de belles opportunités et soucieuse de suivre les nouvelles tendances qui se profilent et de proposer une meilleure alternative aux Réunionnais, Brasseries de Bourbon a pris le parti fort de se diversifier et ainsi d’ajouter une corde à son arc en se lançant sur cette nouvelle catégorie. « Après la bière et les boissons gazeuses, notre entreprise construit un 3ème levier de croissance avec une diversification historique. TEZI est la nouvelle marque exclusivement réunionnaise des Brasseries à côté de la Dodo. » déclare Doron WIJNSCHENK, Directeur général des Brasseries de Bourbon.

Pensés au local, les thés glacés TEZI tiennent compte des goûts des Réunionnais. « TEZI est le fruit de l’amour d’une entreprise réunionnaise pour son île et ses habitants. Nous avons étudié le marché et écouté les besoins des Réunionnais pour créer LA boisson qui saura les satisfaire. », souligne Béatrice Manicon, Responsable de Marque TEZI.

Plus de 7 mois de R&D ont été nécessaires pour obtenir la vraie saveur parfumée et intense de l’ananas Victoria ou encore celle plus délicate et subtile du letchi de La Réunion. Aujourd’hui, avec sa gamme de 6 recettes gourmandes, TEZI est une boisson ultra-rafraîchissante avec un vrai goût de fruits qui propose un équilibre unique entre plaisir et bien-être.

Laurence Akossi présélectionnée pour tenter de représenter la Réunion au concours international TOYP en Inde

Laurence Akossi, conférencière et accélératrice de réussite professionnelle, fait partie des cinq jeunes réunionnais remarquables à avoir été sélectionnés pour tenter de remporter la finale internationale du concours TOYP (Ten Outstanding Young Persons), et ainsi représenter La Réunion en octobre prochain à Goa (Inde).

A 31 ans, Laurence Akossi a été sélectionnée pour représenter La Réunion dans la catégorie « Développement personnel / réalisation professionnelle ». Conférencière, consultante et accélératrice de réussite professionnelle, Laurence a ouvert son cabinet de consulting à la Réunion depuis quelques mois déjà et propose des services de consulting aux entrepreneurs et aux étudiants. Elle intervient également auprès de dirigeants pour motiver les employés dans leurs structures.

Depuis plus de 30 ans, le programme TOYP (Ten Outstanding Young Persons) permet de reconnaitre les mérites de dix jeunes et personnalités remarquables à travers le monde. Ce concours d’envergure mondiale est porté en local par la Jeune Chambre Internationale (JCI) qui récompense chaque année des jeunes âgés de 18 à 40 ans originaires des 119 pays affiliés au mouvement.

Début juin, les 14 candidats réunionnais ont présenté leur parcours au public et au jury, composé de : Christelle Chon-Nam, Présidente Fédération Océan Indien 2018, Nicolas Martin, du site Réunionnais du monde, Angela Seca, chargée de communication institutionnelle et jeunesse au CRIJ, Yasmine Moutien présidente de l’association CNJ OI (canal numérique Océan Indien), et Cécile Affejee remplaçante de Mme Nathalie Bassir, Député.

Sur la base de leurs interventions, le jury pré-sélectionné cinq candidats et a également décerné un prix « Coup de cœur » à Emilie Sola, coordinatrice de projet social à l’association An Grèn Koulèr. Le public a également été appelé à voter pour un candidat via les réseaux sociaux pendant la semaine qui a précédé la finale, afin de décerner un « prix du public », remis à Jessie Lebon, présidente de Culture Cœur Réunion.

Toujours prête à représenter son Île aux quatre coins du monde, Laurence a voulu candidater à ce concours afin de pouvoir participer à la mise en lumière de La Réunion et ses talents. « J’ai décidé de participer à ce concours car je soutiens les démarches du CRIJ et de la JCI, qui selon moi accompagnent réellement les jeunes et les acteurs de la scène locale dans leurs démarches. J’avoue avoir été également charmée par la dimension internationale du concours, alors je me suis lancée ! Ce fut une belle opportunité de voir ce qui se passe concrètement sur la scène locale. Il y a énormément de talents et de compétences sur notre territoire, et ce dans plusieurs domaines : environnement, culture, énergie, permaculture… », se réjouit Laurence.

Suite à ces pré-sélections réalisées dans 119 pays participants, les centaines de candidatures reçues à travers le monde seront étudiées par le comité international. Seuls dix d’entre eux auront l’opportunité de se faire connaître lors du Congrès mondial de la JCI à Goa, qui aura lieu du 30 octobre au 3 novembre prochains.

« Ce serait pour moi un grand accomplissement de me rendre en Inde pour la finale et de porter la Réunion à un niveau international, en plus de pouvoir créer des liens importants avec d’autres gagnants qui contribuent eux aussi au développement de leurs pays, îles… etc. », conclut Laurence. Verdict en août pour Laurence et les quatre autres jeunes remarquables réunionnais !

Laurence Akossi, accélératrice de réussite professionnelle, représente La Réunion à l’international

Laurence Akossi, accélératrice de réussite professionnelle, a représenté fièrement La Réunion lors de sa venue à la Full Sail University en Floride. En parallèle de la Masterclass animée sur le « Marketing de soi », elle a été reçue par les dirigeants de l’établissement pour échanger sur de futures opportunités.

Le 17 janvier dernier, Laurence Akossi décollait de La Réunion pour animer deux masterclass dans des écoles internationales de renom, à Paris et en Floride.  Après être intervenue au Moda Domani Institute, une école de commerce orientée vers les univers de la mode, du luxe et du design créée par l’ISG (Institut Supérieur de Gestion), elle repartait cette fois-ci en direction des États-Unis, pour y rencontrer les dirigeants de la Full Sail University et y animer une nouvelle Masterclass.

Communément appelée « Le Harvard de la Floride » par les étudiants américains, cet établissement prestigieux créé en 1979 est reconnu comme l’une des cinq meilleures écoles pour les programmes de business, musique, jeux vidéo, et de films américains. Dès son arrivée, Laurence Akossi a été invitée à rencontrer la direction pour échanger sur la masterclass à venir et sur d’autres projets conjoints à envisager. Elle a également eu le privilège de participer à une visite privée de l’intégralité du site étendu sur 80 hectares. « Après un accueil chaleureux et attentionné de la part de la direction, j’ai pu réaliser une visite guidée de l’établissement afin d’être en contact direct avec tous les étudiants. J’ai ainsi pu comprendre les défis rencontrés par ces derniers dans leur parcours scolaire et de les encourager. Être immergée au cœur de l’université m’a énormément apporté. Elle regorge de professeurs, généralement des professionnels du milieu, passionnés par leurs métiers. Leur façon de travailler est novatrice, et les salles de cours sont organisées de manière à favoriser l’apprentissage. On parle même de pouvoir faire une sieste ou de jouer et de se divertir quand on le veut, c’est vraiment un concept innovant à mes yeux », se réjouit Laurence Akossi.

Après avoir rencontré le seul réunionnais étudiant sur le campus, qui sera diplômé dans trois semaines d’un Bachelor « Music production », Laurence Akossi a rencontré différentes antennes du campus, et de nombreux projets ont été évoqués. Le département Business lui a demandé d’animer des webinaires pour les étudiants dans les prochaines semaines, sur différents volets : comment propulser son talent à l’international, se faire des contacts dans son industrie, se démarquer de ses concurrents…

Et le bureau international a émis le souhait de travailler avec Laurence Akossi pour organiser des échanges Réunion/Floride. « J’ai évoqué le talent des jeunes réunionnais. Nous allons mettre entre place une passerelle très intéressante pour accueillir les américains sur l’île et envoyer nos étudiants se former pour leur permettre de développer un bagage de connaissance unique », se félicite-t-elle. Et pourquoi pas, un accompagnement pré-départ pour un bon démarrage vers l’international ? Un service qui peut changer beaucoup de choses, pour les jeunes comme Julien.

Des projets concrets, qui s’intègrent complètement dans les perspectives de développement que Laurence Akossi s’est fixées pour cette nouvelle année. Aujourd’hui, fondatrice et directrice du cabinet Lakossi consulting, elle a décidé de se rapprocher de son île et d’intervenir en tant qu’accélératrice de réussite professionnelle auprès des entrepreneurs, dirigeants, étudiants et artistes réunionnais. Et ce, tout en continuant ses allers/retours entre l’Amérique du Nord et La Réunion, pour faire rayonner notre territoire à l’International, et accompagner des réunionnais à exporter leur savoir-faire dans le monde entier.

Réouverture partielle du parc akOatys après plusieurs jours d’arrêt forcé

Après plusieurs jours de nettoyage, akOatys était prêt à accueillir hier le public sur la zone « Wave and Fun » du parc. Et dès ce samedi 3 février, les réunionnais pourront à nouveau profiter pleinement de l’ensemble des activités du parc. Un travail titanesque a été mené ces derniers jours pour remettre en état les 15 000 m2 du site, qui a été fortement touché par le cyclone Berguitta. Cette réouverture n’était pas évidente au vu de l’état dans lequel s’est retrouvée la station balnéaire suite à plusieurs jours d’intempéries.

Depuis hier, les Réunionnais peuvent de nouveau profiter d’une partie des installations du parc à thème du Sud de l’île. Après plus de 15 jours de fermeture, la zone « Wave and Fun » du parc est opérationnelle pour accueillir le public et lui procurer toutes les sensations qui en fait sa réputation. Un espace localisé qui propose des activités pour tous les âges, avec notamment la vague de surf statique, le Tsunami, les toboggans « Koalas » des petits… L’ouverture totale du parc se fera dès samedi, et s’animera tous les week-end du mois à venir.

Les intempéries et l’attente

Les fortes pluies emmenées par Berguitta ont fortement impacté le parc, ainsi que toute la zone balnéaire de l’Étang-Salé-les-Bains. Cette situation a obligé les équipes d’akOatys à attendre plusieurs jours, que les poches d’eau présentes dans la zone environnante s’écoulent, avant d’entamer le nettoyage du parc. « Nous aurions pu être prêts beaucoup plus rapidement, mais la situation aux abords du parc ne nous a pas permis d’aller aussi vite que nous aurions voulu. L’accès au parc était très compliqué, et ce jusque plusieurs jours après la fin des intempéries », précise le gérant, Lionel Caro.

Une fois les travaux d’écoulement et de sécurisation engagés par la commune sur la zone balnéaire, l’équipe s’activait et entamait le process qualité pour rouvrir dans des conditions optimales.

En effet, il était nécessaire que chaque bassin soit vidangé et désinfecté, puis chaque plage attenante dépolluée et désinfectée, avant de procéder aux nombreux remplissages. Le personnel technique et les maîtres-nageurs ont été mis à contribution dès que les niveaux de l’inondation environnante l’ont permis et ont pu réaliser le tout en moins de 72h.

La préoccupation numéro un est portée vers la satisfaction des clients

Le dirigeant du parc regrette que cette situation ait autant perduré sur une période d’activité charnière que sont les vacances scolaires. Le préjudice est non négligeable pour l’entreprise qui s’engage néanmoins auprès de tous les détenteurs d’entrées prépayées à les accueillir dans des conditions optimales lors des prochaines semaines. « Il est important pour nous que nos clients ne soient pas lésés par la situation que nous avons tous subie. Nous avons donc mis en place une organisation spécifique pour que chaque client puisse avoir notre attention et permettre qu’aucun pass ne soit perdu », précise Lionel Caro. Les touristes, de plus en plus nombreux chaque année sur le parc, qui ont quitté La Réunion avant la réouverture, ont été remboursés, et l’ensemble des pass vendus en pré-vente sur internet sera utilisable jusqu’à la fin de la saison, prévue à la fin des vacances scolaires de mars.

Infos et renseignements : www.akoatys.com

L’ARIPA donne un coup d’accélérateur à la pêche réunionnaise

L’ARIPA, interprofession de la pêche et de l’aquaculture de La Réunion, dresse le bilan de son action, 7 ans après sa création. Ses résultats probants – hausse significative des volumes de pêche vendus sur le marché local et revalorisation du revenu moyen des producteurs – l’encouragent désormais à entamer une démarche inédite à l’échelle de l’Union européenne.

Créée le 12 avril 2010, suite aux Etats Généraux pour l’Outre-mer de 2009, l’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) a pour objectif d’encourager, d’accompagner et de soutenir la structuration des filières de la pêche réunionnaise, alors à bout de souffle face aux renchérissements des coûts des carburants et à l’engorgement du marché local complètement désorganisé et soumis à la concurrence exacerbée des importations.

Impulsée par les opérateurs professionnels, soutenue par la Région Réunion et l’Etat, appuyée par les parlementaires réunionnais de Paris jusqu’à Bruxelles, l’ARIPA a atteint les objectifs fixés afin de répondre au besoin d’organisation collective, de juste valorisation et de régulation des produits de la pêche et de l’aquaculture de La Réunion sur le marché local.

L’interprofession joue également un rôle moteur pour la promotion des produits locaux et la conquête de nouveaux marchés. Des débouchés ont été ouverts depuis 2010 dans la restauration scolaire et dans la grande distribution avec du poisson local congelé présent au bouclier qualité prix (BQP) du panier Lurel depuis 2013.

Données clés de l’ARIPA :

  • un effectif de 97 opérateurs membres, comprenant 77 navires, sans compter la distribution (grandes et moyennes surfaces) ainsi que la restauration et l’hôtellerie;
  • une production débarquée de 2 317 tonnes en équivalent poids vif en 2016, soit 90% de la pêche fraîche réunionnaise en volume ;
  • un chiffre d’affaires consolidé de 18 millions d’euros pour la filière structurée de la pêche, de l’aquaculture et de la spiruline pour l’année 2016 ;
  • 278 emplois directs, en amont et en aval du secteur ;
  • un effectif de 150 marins français embarqués résidents à La Réunion, en hausse de 50% sur les navires de pêche palangrière hauturière, complété d’une quarantaine de marins étrangers sous accord de pêche avec l’Union européenne ;
  • une revalorisation de 42,5% du prix moyen du poisson pour l’ensemble des producteurs de la pêche à La Réunion, membres ou pas de l’interprofession ;
  • un accroissement de 50% des volumes de la pêche réunionnaise vendus sur le marché local, dont 45% en restauration, 30% en GMS et 25% en poissonnerie.

De par son rôle d’intermédiation des aides du plan de compensation des surcoûts (PCS) pour La Réunion, l’ARIPA a permis d’injecter plus de 19 millions d’euros d’aides publiques dans la filière réunionnaise depuis 2010. Le nombre de bénéficiaires de ces aides, nationales puis communautaires, a plus que doublé depuis 2010, suite à l’effort de structuration collective du secteur. Ils sont sur cette seule année 2017 près de 70 opérateurs à avoir bénéficié de 11,9 millions d’euros au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et de la pêche (FEAMP). Ils seront 87 bénéficiaires lors du prochain versement d’aides, prévu au premier semestre 2018.

Fabrice Minatchy, président de l’ARIPA, déclare : « notre secteur a entamé depuis sept années une mutation profonde, qui place les hommes, la production locale et l’émancipation économique au cœur des préoccupations et des enjeux à relever. Au travers des résultats obtenus, l’ARIPA a ainsi concrétisé les attentes placées dans le secteur de la pêche, reconnu depuis 20 ans comme secteur d’activités stratégique à l’échelle de l’océan Indien ».

Il ajoute : « lorsque la ressource halieutique se fait rare, comme depuis le début de l’année 2017, la solidarité inter-filières de l’interprofession prend le relai pour venir en aide aux plus impactés : les producteurs. Une aide exceptionnelle de plus de 100 000 euros en faveur des petits pêcheurs de l’ARIPA est en cours de versement. Cette aide provient des cotisations de l’ensemble des membres de l’interprofession ».

L’ARIPA ne souhaite pas s’arrêter là. Afin de continuer à organiser efficacement le marché réunionnais, renforcer la compétitivité des opérateurs, mais aussi faire progresser la consommation locale en poissons pays, l’ARIPA a défini sa feuille de route pour la période 2017-2020 : obtenir le retour des aides publiques au remplacement et à la modernisation de la flotte de pêche, faire progresser les revenus des différents opérateurs du secteur, gagner de nouvelles parts de marché local pour ancrer la pêche réunionnaise formelle et structurée dans la consommation des ménages ainsi que relancer les activités aquacoles sur l’île.

Les chantiers sont en cours. Le Conseil d’administration de l’ARIPA, qui s’est réuni le 14 décembre 2017, a validé le lancement de la démarche inédite de reconnaissance de l’interprofession au sens communautaire. Cette démarche, si elle aboutit, fera de l’ARIPA la première interprofession « pêche et aquaculture » reconnue au niveau de l’Union européenne. Cette reconnaissance lui permettra notamment d’obtenir de nouveaux moyens réglementaires et financiers pour agir au service du développement de la filière.

Story Enjoy, une autre façon de raconter des histoires

Permettre à des grands-parents de raconter à distance des histoires à leurs petits-enfants, avant qu’ils se couchent, même séparés par des milliers de kilomètres…C’est le point de départ de l’application web 100% péi, Story Enjoy, dont la sortie est prévue ce samedi. 

 

 

Après 2 ans de préparation, Story Enjoy, l’application réunionnaise plusieurs fois récompensée, sort ce samedi 9 décembre sur les plateformes multimédias. L’application payante créée par Caroline Lopez est un cadeau original pour les fêtes, qui fera plaisir aux petits comme aux grands soucieux d’allier à la fois respect de la tradition et modernité.

 

L’application Story Enjoy est née d’un rêve : celui de Caroline Lopez, maman installée à la Réunion, frustrée que son fils ne puisse pas profiter de ses grands-parents vivant en métropole. Elle aurait aimé que son petit garçon s’endorme en écoutant une histoire racontée par sa mamie. À partir de cette simple envie, l’aventure Story Enjoy a commencée.

 

Le principe est simple : l’adulte choisit une histoire numérique la bibliothèque de Story Enjoy et se filme via son ordinateur en la racontant. L’enfant reçoit par mail la vidéo couplée à l’histoire illustrée. Il pourra ainsi tourner les pages du livre sur la tablette de ses parents, tout en voyant sa mamie en train de lui raconter son histoire. Aucune limite de temps n’est imposée, il pourra ainsi avancer à son rythme, voir ses vidéos aussi souvent qu’il le voudra, garder ce souvenir aussi longtemps qu’il le souhaite et pourra même le transmettre à son tour, lorsque lui-même sera parent.

 

 

Story Enjoy a totalement été créé à La Réunion par une équipe de 5 personnes. La chef d’entreprise a également rencontré un panel de spécialistes afin de faciliter l’utilisation du logiciel par les personnes âgées, ou les personnes moins à l’aise avec le numérique. L’ergonomie du site est donc pensée pour être adaptée à tout public, avec notamment des fonctionnalités extrêmement simplifiées ou des tailles de caractères confortables.

 

L’application est à la portée de tous les budgets. Pour 3 histoires en vidéo écoutables de manière illimitée, il faudra débourser 15 euros. Pour 10 livres, il faudra compter 29 euros. Enfin, pour un accès illimité aux ouvrages de la bibliothèque, il vous en coûtera 49 euros.

 

Pour le moment, les utilisateurs peuvent choisir parmi un panel d’une quinzaine d’histoires regroupées au sein de la bibliothèque de l’application, qui sera enrichie plusieurs fois par mois de nouveautés. Un premier partenariat a été mis en place avec l’éditeur réunionnais Océan Éditions, et plusieurs auteurs préparent déjà de belles surprises en exclusivité pour Story Enjoy. D’ici l’année prochaine l’application évoluera pour permettre aux adultes d’enregistrer en vidéo leur propre récit. Ceux qu’ils ont eux-mêmes entendus étant enfants, par exemple. Et ainsi transmettre leur héritage. Avec Story Enjoy, l’histoire se répète et ne s’oublie jamais.

 

 

 

A propos de Story Enjoy :

 

Crée en 2015 par Caroline Lopez, Story Enjoy est une application web payante pour smartphone et tablette. Son principe est simple : les grands-parents peuvent se filmer et s’enregistrer en lisant une histoire pour leurs petits-enfants. Avec cette application lancée fin 2017, Caroline Lopez a déjà reçu de nombreuses récompenses et distinctions. Lauréate de la Start-up week-end 2015, la fondatrice de l’application a reçu un prix de l’innovation à un concours national et a été nominée aux trophées de la Silver Economie 2017. Story Enjoy est aujourd’hui « labélisée » French Tech.

Quand l’art et la récup’ se mettent au service de l’entreprise

Du bois de palette et de la tôle ondulée dans un salon de coiffure. C’est le choix que Lucien Chézaud a fait quand il a souhaité proposer une ambiance différente à ses clients. Et pour pousser l’exercice encore plus loin, il a demandé à des artistes locaux d’assurer la décoration des supports de miroirs, réalisés en palettes. Ces derniers viennent d’être installés par des jeunes de la ville du Port, en partenariat avec l’association Les Palettes de Marguerite.

Le choix de matériaux récupérés et recyclés

Ouvert depuis 1990, le salon fait aujourd’hui peau neuve. Des tablettes laquée issues de la récup’, au bois de palettes pour les coiffeuses et les étagères, en passant par de la tôle ondulée chromée… c’est un nouveau décor qui est proposé depuis quelques jours aux clients du salon Actua de L’Ermitage. « Je voulais proposer quelque chose de différent, et montrer qu’avec pas grand-chose, on peut faire quelque chose de bien et d’original », précise Lucien Chézaud, gérant d’Actua. Pour mettre en œuvre ce pari, il a fait appel à l’association les Palettes de Marguerite, avec laquelle il partage la même dynamique : réparer ou réutiliser au lieu de jeter. Un modèle d’économie circulaire dans lequel l’association s’évertue d’évoluer depuis sa création en 2014. Depuis cette année, cette dernière a initié un Chantier d’Insertion socio-professionnelle de publics en difficulté par la formation à la conception et à la réalisation d’objets mobiliers à base de matériaux de récupération. C’est ainsi que quatre jeunes du Port sont venus installer la semaine dernière l’ensemble du mobiliser pour lequel ils ont également participé à la réalisation.

L’entreprise comme lieu de partage et d’exposition artistique

Une installation rendue encore plus unique par les créations réalisées par quatre artistes de La Réunion auxquels Lucien Chézaud a permis de laisser libre court à leur imagination. Quand ce dernier parle de son projet à Philippe Sidelsky, Architecte et Designer, et de « l’esprit palettes » qu’il souhaite donner au lieu, ce dernier lui dessine et modélise en 3D le salon et le mobilier. Il lui propose alors de faire décorer chaque palette par un peintre ou graffeur afin de présenter des coiffeuses personnalisées et donner un vrai esprit « ARTY » au salon. Philippe Sidelsy propose de réaliser lui-même une œuvre, et tous deux font ensuite appel à trois autres artistes de La Réunion. La peintre Sely, le graffeur Sept et l’aquarelliste Martine Monchablon rejoignent alors le projet. Une fois les supports créés, chacun a pu travailler sur sa pièce unique. Volontairement, Lucien Chézaud les a laissé créer chacun de leur côté, sans avoir vu les lieux, pour qu’ils puissent exprimer librement leur art sans être influencés.
Mis en place depuis quelques jours, le nouveau visage du salon séduit pour l’instant autant les expertes beauté qui travaillent sur place que les clients qui peuvent désormais s’installer face à l’œuvre de leur choix. « C’est très sympa, il y a de la gaité et beaucoup de couleurs. Les gens sont sensibles à la récup’, à la matière brute. Je trouve que l’art a sa place dans un salon de coiffure. C’est très intéressant comme proposition », précise Frédéric, premier client à s’installer devant les toutes nouvelles coiffeuses. Cathy, coiffeuse au salon se réjouit également de ces changements : « Le salon est vraiment beau, ça fait jeune, gai, c’est très agréable comme cadre de travail, et beaucoup plus fonctionnel ». Valérie, coiffeuse chez Actua, ajoute : « C’est super, l’effet palettes est très naturel et j’adore la tôle. C’est plus aéré, plus agréable. Ça me donne envie de faire la même chose dans ma salle de bain ! ». C’est aussi ça l’art, inspirer et donner envie de partager.

Philippe Sidelsky, Lucien Chézaud, Sely et Sept, lors du vernissage